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Microsoft adapte la plate-forme Azure IoT à la montée en puissance de l’edge computing

Publié le 12 mai 2017 à 07:05 par Pierrick Arlot        Plate-forme Microsoft

Microsoft Azure IoT Edge

Depuis plusieurs mois, de nombreux fabricants de passerelles IoT et de serveurs de bordure de réseau, à l’instar d’ADLink, Advantech, Congatec, Dell, Eurotech ou TTTech vantent les bienfaits de l’edge computing. Tout comme certains éditeurs logiciels, et non des moindres, comme Amazon, OSIsoft, PrismTech, PTC ou Software AG.

Pour bon nombre d’observateurs, l’explosion de l’Internet des objets va en effet de pair avec la nécessité de déporter de plus en plus d’intelligence dans les nœuds et passerelles de bordure de réseau, au plus près des capteurs, équipements et autres objets connectés. Histoire de ne pas surcharger et de mettre à mal les infrastructures de communication avec le cloud et les centres de données. L’edge computing ou le fog computing, comme on dénomme ce type d'architecture distribuée, permet aussi de ne pas faire reposer toute une infrastructure uniquement sur le cloud, surtout lorsque les applications nécessitent des temps de réponse courts ou lorsque la connectivité n’est qu’intermittente.

C’est donc Microsoft qui s’engage à son tour sur cette voie en annonçant à l’occasion de la manifestation Build la solution Azure IoT Edge, considérée comme une évolution du SDK Azure IoT Gateway présenté il y a tout juste un an. Ce SDK était censé intéresser les développeurs et les éditeurs qui veulent concevoir et déployer des modules logiciels « intelligents » en bordure de réseau IoT capables d’optimiser et de prétraiter des données avant que celles-ci ne soient envoyées dans le cloud.

Selon Microsoft, Azure IoT Edge, qui peut aussi bien tourner sur Windows que sur Linux et se contenter de 128 Mo de mémoire (moins que la Raspberry Pi donc), permet de déployer en bordure de réseau des services Microsoft ou tierces parties comme, par exemple, Azure Machine Learning, Azure Stream Analytics, de l’intelligence artificielle (dont les Cognitive Services de l’éditeur) et certaines fonctions de communication et de gestion de l’Azure IoT Hub. Brique de la suite Microsoft Azure IoT annoncée en février 2016 (lire notre article Les équipementiers de l'embarqué se bousculent pour être certifiés Microsoft Azure for IoT), Azure IoT Hub se pose en intermédiaire entre les objets eux-mêmes et les solutions d’entreprise mises en œuvre dans le nuage. Il a vocation à connecter, suivre et contrôler de multiples équipements connectés et à récupérer les données générées par ces derniers pour leur stockage, leur analyse et leur exploitation, éventuellement en temps réel.

Enfin, avec la solution Azure IoT Edge, les développeurs peuvent utiliser n’importe quel langage de programmation (C, Node.js, Java, .NET, Python, etc.) pour mettre au point, configurer et tester leur code, assure Microsoft. Selon l'éditeur américain, l’objectif d’Azure IoT Edge est donc de permettre aux équipements de bordure de réseau (passerelles, serveurs, etc.) d’exécuter des services cloud, de traiter les données en quasi-temps réel et de communiquer avec les capteurs ou d’autres dispositifs auxquels ils sont reliés, même en cas de connectivité intermittente avec le nuage.

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