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Internet des objets : les spécifications d’interopérabilité oneM2M Release 1 tiennent désormais la route

Publié le 24 mars 2016 à 12:05 par Pierrick Arlot        Architecture

oneM2M

Créée en juillet 2012 par plusieurs organismes de normalisation internationaux dont l’Etsi européen, l’association oneM2M vient de publier la version mise à jour du jeu de spécifications oneM2M Release 1. Dédiées aux infrastructures de gestion d’équipements M2M et d’objets connectés, ces spécifications sont vouées à fournir aux opérateurs télécoms une plate-forme de service commune pour un large éventail d’applications M2M et IoT (Internet des objets) : smart grid, voiture connectée, télésanté et télémédecine, bâtiment intelligent et gestion de la consommation énergétique, logistique, sécurité publique, etc.

La version mise à jour, disponible un an tout juste après la publication des spécifications initiales, intègre des améliorations issues des retours d’expérience des premières implémentations et des résultats du premier test d’interopérabilité oneM2M organisé dans les locaux sophipolitains de l’Etsi en septembre 2015. Elle couvre des domaines comme les exigences, le framework architectural, les API, les mécanismes de sécurité et les processus d’adaptation à des protocoles répandus comme CoAP, MQTT et HTTP. Selon l’Etsi, plus de 200 sociétés ont contribué à l’élaboration du standard oneM2M au travers des huit organismes de normalisation régionaux (Arib, Atis, CCSA, Etsi, TIA, TSDSI, TTA et TTC) et des six associations industrielles qui soutiennent les travaux (Broadband Forum, Continua Health Alliance, GlobalPlatform, Home Gateway Initiative, New Generation M2M Consortium, Open Mobile Alliance). Les spécifications oneM2M Release 1 ont d’ailleurs déjà été mises à profit par des fournisseurs de services dans le cadre de déploiements d’applications de ville et de transport intelligents en Corée du Sud, en Asie et en Europe.

« Le standard oneM2M est garant de l’interopérabilité entre applications IoT, quelle que soit la technologie de transport sous-jacente, indique Omar Elloumi, responsable des activités techniques de l’association oneM2M. Cette plate-forme a pour but de réduire la complexité du processus de développement des applications M2M et d’abaisser les coûts d’investissement et d’exploitation pour les fournisseurs de services. De plus, la version mise à jour se présente comme la première plate-forme échelonnable et évolutive sur laquelle l’industrie peut s’appuyer sans crainte de se retrouver pieds et poings liés à une société en particulier et sans être obligée de s’engager sur une technologie de connectivité spécifique. »

L’association oneM2M planche déjà sur la Release 2 de ses spécifications qui devrait être bouclée d’ici la mi-2016. Celle-ci devrait particulièrement mettre l’accent sur les domaines de l’industriel (Smart Factories) et de la maison connectée (Smart Home) tout en s’intéressant à la sécurité de bout-en-bout. Outre l’interaction avec des protocoles répandus comme CoAP, MQTT et HTTP déjà couverte par la Release 1, la deuxième version des spécifications oneM2M devrait aussi assurer un interfonctionnement avec des écosystèmes IoT populaires tels que OMA LightWeight M2M, AllSeen ou OCF (Open Connectivity Foundation) (lire aussi notre article « L’Internet des objets frémit sous les feux croisés de la standardisation », paru dans le magazine numérique L’Embarqué n°10).   

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