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Internet des objets : l’interopérabilité des solutions compatibles oneM2M est prouvée !

Publié le 02 novembre 2015 à 09:45 par Pierrick Arlot        Architecture

HealthGo Mini eDevice

Promoteur du standard éponyme, voué à fournir aux opérateurs télécoms une plate-forme de service commune pour un large éventail d’applications M2M et IoT (smart grid, voiture connectée, télésanté et télémédecine, bâtiment intelligent et gestion de la consommation énergétique, logistique, sécurité publique, etc.), l’organisme oneM2M a organisé en septembre dernier dans les locaux sophipolitains de l’Etsi un événement dont l’objectif était de valider l’interopérabilité et les fonctionnalités de bout-en-bout de la première version des spécifications oneM2M, publiée en début d’année.

Dans ce cadre, une trentaine de sociétés et d’organisations ont testé leurs équipements respectifs les uns face aux autres. Selon l’organisme oneM2M, le succès a été au rendez-vous, l’interopérabilité des implémentations ayant été démontrée pour divers cas d’usage. Parmi les participants à l’événement, on notera la présence de sociétés comme Actility, Anritsu, Cisco, HP, Huawei, InterDigital, LG U+, NTT, Qualcomm, Radisys ou Ricoh.

La firme bordelaise eDevice, qui estime aujourd’hui occuper une position dominante sur le créneau de la connectivité des dispositifs médicaux déployés à domicile (avec plus de 200 000 appareils connectés), était également de la fête. Le Français a ainsi pu démontrer l’interopérabilité de sa box HealthGo Mini (photo en en-tête et ci-contre), solution clé en main et personnalisable pour passerelles résidentielles de suivi de patients à distance, avec différents serveurs oneM2M (Cisco, Huawei, LG, Qualcomm, HP, Fraunhofer…).

Selon eDevice, HealthGo Mini communique chez le patient avec des périphériques de surveillance des constantes vitales et transfère les mesures via le réseau 3G de la société (qui est aussi opérateur virtuel) à une infrastructure compatible oneM2M qui, elle-même, transmet les données à des bases médicales existantes. Pour la société bordelaise, les résultats des tests d’interopérabilité organisés dans les locaux de l’Etsi ouvrent la voie à la production de masse de solutions de télésanté interopérables.

A noter que l’organisme oneM2M, créé en juillet 2012 par sept organismes de normalisation internationaux dont l’Etsi européen, planche désormais sur la Release 2 des spécifications oneM2M dont la publication est attendue pour l’automne 2016. La Release 2 devrait particulièrement mettre l’accent sur les domaines de l’industriel (Smart Factories) et de la maison connectée (Smart Home) tout en s’intéressant à la sécurité de bout-en-bout. Outre l’interaction avec des protocoles répandus comme CoAP, MQTT et HTTP déjà couverte par la Release 1, la deuxième version devrait par ailleurs assurer le support de frameworks de communication tels que OMA MWM2M, AllJoyn ou OIC (Open Interconnect Consortium) (lire aussi notre article « L’Internet des objets frémit sous les feux croisés de la standardisation », paru dans le magazine numérique L’Embarqué n°10).   

 

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