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ADLink amène l’analyse de Big Data à la bordure des infrastructures de l’Internet des objets

Publié le 24 mars 2016 à 07:37 par Pierrick Arlot        Sous-système ADLink

ADLINK

Sous la référence SETO-1000, le fabricant de modules, cartes et systèmes embarqués prêts à l’emploi ADLink a développé ce que la société taïwanaise qualifie de première plate-forme de traitement distribué en bordure de réseau (Edge Computing) qui soit à la fois refroidie sans ventilateur et bâtie pour un déploiement dans des environnements extérieurs. Pour rappel, l’Edge Computing, en odeur de sainteté auprès de certains spécialistes de l’Internet des objets, est une architecture informatique pour infrastructures télécoms où la puissance de calcul est répartie dans des nœuds en bordure de réseau. Dès lors, le travail d’analyse des données est distribué au plus près des objets et les informations qui transitent vers le cloud sont prétraitées, enrichies et contextualisées et donc plus facilement manipulables. Avec, à la clé, une réduction des temps de latence et des coûts opérationnels générés par les transmissions sur les liaisons d’accès et.

Selon ADLink, la plate-forme SETO-1000 offre les performances typiquement rencontrées dans un centre de données, mais ici dans des dimensions compactes proches de celles d’un PC portable (340 x 440 x 44 mm). Sur le salon IoT Asia 2016 qui se tiendra les 30 et 31 mars, la firme taïwanaise compte d’ailleurs montrer son équipement en fonctionnement dans le cadre d’une application d’usine intelligente où la plate-forme exécute un logiciel d’analyse de type Big Data de la société Numascale, un partenaire logiciel d’ADLink. Cette solution est censée permettre aux entreprises une mise en place de techniques de maintenance prédictive à un coût accessible aux usines de petite et moyenne taille. Dans la pratique, la plate-forme SETO-1000 héberge un processeur Intel Xeon E5-2400 v2 à simple ou double cœur et peut fonctionner dans une gamme de température comprise entre -40°C et +55°C tout en répondant aux normes de protection contre la poussière et l’humidité IP65 et de résistance aux chocs et vibrations de type NEBS.

On notera aussi que la société taïwanaise a lancé il y a quelques semaines sous le nom générique de Mica (Modular Industrial Cloud Architecture) une architecture modulaire pour serveurs de cloud computing à vocation industrielle. De fait, les utilisateurs ont ici le choix entre différents modules fonctionnels (calcul, commutation, stockage, entrées/sorties) pour bâtir une solution répondant à leurs besoins spécifiques, l’ensemble des modules communiquant via un fond de panier PCI Express.

La plate-forme supporte en outre le logiciel de gestion de trafic réseau PacketManager d’ADLink qui accélère et enrichit les fonctions de traitement de paquets pour les équipements télécoms et réseau et les systèmes de sécurité, ainsi que le logiciel MediaManager, toujours du Taïwanais, dédié au traitement et à l’édition vidéo, à la conversion multimédia, au streaming et à la visioconférence.

Enfin, l’architecture Mica est conçue pour supporter nativement les mécanismes de virtualisation nécessaires à la mise en place des fonctions réseau SDN (Software-Defined networking) et NFV (Network Function Virtualization). On notera à cet égard que l’architecture Mica et le serveur SETO-1000 peuvent héberger la plate-forme logicielle NFV Titanium Server de Wind River (lire notre article Télécoms : la virtualisation des fonctions réseau attire les spécialistes de l’embarqué).

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