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Objets connectés : l’environnement logiciel Brillo de Google se concrétise avec Android Things

Publié le 14 décembre 2016 à 12:10 par Pierrick Arlot        Plate-forme Google

Android Things

Il y a un peu plus d’un an, Google mettait en ligne un portail dédié aux développeurs qui souhaitaient prendre en main en avance de phase l’environnement logiciel Brillo, dévoilé par la société américaine en mai 2015. Aujourd’hui, les choses se concrétisent un peu plus avec le lancement de la version Developer Preview de la plate-forme Android Things. Un « système d’exploitation pour objets connectés » que Google destine aux concepteurs qui souhaitent profiter (aussi) de l’écosystème Android, l’idée étant que n’importe quel développeur Android puisse bâtir un dispositif intelligent en utilisant les API Android et les services Google.

Selon ses dires, le géant américain a assimilé les retours des premiers utilisateurs du projet Brillo pour y inclure des outils familiers comme Android Studio, le SDK Android, les services Google Play et la plate-forme Google Cloud. On se souviendra que l’environnement Brillo pour objets et équipements connectés est censé rendre ces derniers aisément configurables et capables de coopérer entre eux et avec un smartphone en toute sécurité, localement ou au travers du cloud. A ce titre, Brillo (et donc Android Things comme il faudra l'appeler dorénavant) a vocation à être couplé au middleware de communication de haut niveau Weave, élaboré spécialement à cet effet avec Nest, le spécialiste des thermostats et des détecteurs de fumée connectés acquis par Google en 2014.

Dans les prochains mois, Google compte d’ailleurs fournir des mises à jour de la Developer Preview d’Android Things avec, en particulier, le support en natif de la connectivité Weave et la mise en place d’une infrastructure sécurisée permettant de « pousser » à intervalles réguliers des patches de l’OS, des correctifs de sécurité et les propres mises à jour de l’utilisateur.

Selon Google, des plates-formes matérielles de prototypage permettent d’ores et déjà de commencer le travail de développement de produits concrets à l’instar du module Edison d’Intel, du module processeur Pico-iMX6UL de TechNexion (basé sur le processeur i.MX 6UL à cœur Cortex-A7 de NXP, photo ci-contre) et de la Raspberry Pi 3. De son côté, Qualcomm a déclaré son intention de travailler avec Google pour porter le système d’exploitation Android Things sur les processeurs Snapdragon pour des applications aussi bien industrielles que grand public. Ce support sera officiellement disponible dans le courant de l’année prochaine.

A noter enfin que Google a aussi mis à jour la plate-forme Weave afin de simplifier la connexion au cloud de n’importe quel objet connecté et de faciliter leur interaction avec des services tels que Google Assistant. Selon l’Américain, Philips Hue et Samsung SmartThings utilisent déjà ce protocole de haut niveau et des sociétés comme Belkin WeMo, LiFX, Honeywell, Wink, TP-Link et First Alert sont actuellement en train de l’implémenter dans certains de leurs produits. La plate-forme Weave, qui fournit toute l’infrastructure de connexion au cloud, est également proposée avec un Device SDK pour les microcontrôleurs supportés. Ce kit dispose aujourd’hui de schémas de conception pour les ampoules, les prises électriques, les interrupteurs et les thermostats connectés.

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