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Ceva apporte une brique essentielle à la conception des premiers modems radio Enhanced NB-IoT

Publié le 29 juin 2018 à 08:44 par Pierrick Arlot        Composant  Ceva

Ceva-Dragonfly NB2

[EDITION ABONNES] Fournisseur de cœurs de DSP et de processeurs d’intelligence artificielle pour objets connectés, Ceva estime être le premier à proposer sous une forme licenciable une solution modulaire et hautement intégrée compatible avec la spécification 3GPP Release 14 eNB-IoT (enhanced NB-IoT) dite Cat-NB2 (en référence à la spécification 3GPP Release 13 NB-IoT dite Cat-NB1).

Labellisée Ceva-Dragonfly NB2, cette solution, qui cible les fabricants de circuits intégrés et de modules radio, s’appuie sur le succès remporté par son aînée, estampillée Ceva-Dragonfly NB1 et lancée début 2017 sur les marchés de la ville intelligente, des transports, de la logistique et de l’électronique grand public. A ce titre, elle s’articule sur le processeur Ceva-X1 bâti sur une architecture DSP+CPU à cœur unique et doté d’instructions ad hoc, et fournit un environnement unifié pour l’exécution à la fois de la couche physique et de la pile de protocoles eNB-IoT (également incluses dans la solution).

La solution Ceva-Dragonfly NB2 intègre aussi un émetteur/récepteur RF, un amplificateur de puissance et tous les modules matériels et logiciels associés requis pour la mise au point d’un produit eNB-IoT complet, assure Ceva. Au-delà des améliorations de performances apportées par la Release 14 en termes de débits pris en charge (50/100 kbit/s, contre 60/21 kbit/s pour la Release 13) et de temps de latence, la société a mis l’accent sur la gestion de l’alimentation afin d’assurer des consommations en mode veille très faibles, de l’ordre de quelques microampères. L’ajout d’un contrôleur et d’une mémoire flash embarquée permet en outre d’intégrer l’ensemble d’une conception NB-IoT sur une seule puce, précise encore Ceva, avec les réductions supplémentaires au niveau de la facture matérielle (BOM) et de la consommation qui en découlent.

Pour les utilisateurs qui développent des produits NB-IoT qui exigent aussi des fonctions de géolocalisation par satellite, la solution Ceva-Dragonfly NB2 dispose en option d’un package matériel GNSS (Global Navigation Satellite System) avec récepteur RF et frontal numérique multiconstellation. Selon Ceva, ce package accélère les tâches d’acquisition et de suivi des signaux satellite d’un facteur 8 par rapport à la plate-forme Dragonfly NB1, ce qui permet d’implémenter des cas d’usage comme le suivi de biens, de personnes ou d’actifs et le gardiennage virtuel (geofencing).

La solution Ceva-Dragonfly NB2 peut par ailleurs être mise en œuvre dans des cas d’usage qui requièrent des fonctions toujours actives de déclenchement à la voix, de reconnaissance de commandes vocales ou de détection de sons. La flexibilité du processeur IoT Ceva-X1 permet en effet d’implémenter ces fonctions sous forme logicielle. Enfin, côté sécurité, la société a repensé les interfaces aux cartes USIM ou eSIM.

La plate-forme Ceva-Dragon NB2 est disponible sous licence dès aujourd’hui mais des kits de développement et des implémentations de référence sur silicium seront proposés à partir du troisième trimestre. On notera que le chinois MediaTek a déjà annoncé deux puces systèmes SoC à cœur Arm qui sont censées prendre en charge la spécification 3GPP Release 14 eNB-IoT ; il s'agit en l’occurrence de la puce monomode MT2625 (déjà en production de volume pour des applications professionnelles) et de la puce bimode GSM+NB-IoT MT2621.

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