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NXP et le français MicroEJ s’associent pour rendre ultrasobres les dispositifs électroniques portés sur soi

Publié le 13 septembre 2021 à 12:15 par Pierrick Arlot        Plate-forme

NXP-MicroEJ

Editeur de l’environnement logiciel MicroEJ VEE (Virtual Execution Environment), parfois qualifié de « petit frère » d’Android, le français MicroEJ a annoncé il y a quelques jours sa collaboration avec NXP autour d’une plate-forme embarquée MicroEJ VEE qui repose sur le microcontrôleur crossover i.MX RT500 du fabricant de semi-conducteurs et qui met l’accent sur la consommation, qualifiée d’ultrafaible, la sécurité et l’interface utilisateur.

A notre connaissance, le microcontrôleur i.MX RT500 n’a pas encore bénéficié d’un communiqué de presse officiel de NXP mais des détails sur ce processeur sont disponibles sur le site de la firme batave. Ainsi l’i.MX RT500 est décrit comme une plate-forme optimisée pour les applications d’IHM à basse consommation qui associe une moteur graphique avec un cœur de DSP Tensilica Fusion F1 de Cadence et un cœur Arm Cortex-M33 cadencé jusqu’à 200 MHz. (A ce titre, l’i.MX RT500 serait le deuxième microcontrôleur de NXP à intégrer ce cœur Arm après la famille i.MX RT600.) On y trouve aussi jusqu’à 5 Mo de mémoire SRam système et diverses fonctions et mécanismes de sécurité (Arm TrustZone, boot et débogage sécurisés, fonction PUF pour le stockage de clés, blocs matériels d’accélération des algorithmes de chiffrement, identité sécurisée, etc.).

Selon l’éditeur français, la plate-forme MicroEJ VEE associée au circuit i.MX RT500 permet de concevoir des produits qui se différencient de la concurrence par leur interface utilisateur grâce à l’exploitation des moteurs graphiques à la fois logiciels et matériels pour des animations à basse consommation. Le tout avec un rendu fluide et rapide (60 images/s en moyenne) et une consommation d'énergie particulièrement faible (jusqu'à 40 jours d'autonomie sur une batterie standard pour des dispositifs électroniques portés sur soi).

Sur cet aspect énergétique, la plate-forme se distingue par trois niveaux d’optimisation, précise MicroEJ. Ainsi l’environnement MicroEJ VEE propose six modes d'alimentation différents qui ajustent automatiquement la consommation pour économiser la batterie. Des ajustements de tension automatiques et des allocations de RAM optimales sont inclus dans la solution.

MicroEJ VEE réduirait aussi la complexité globale par l’ordonnancement du multitâche et la synchronisation des temporisateurs. Toutes les piles de bibliothèques génériques (interface utilisateur, IoT, etc.) ont ainsi été (re)conçues pour tirer parti des différentes unités d'exécution matérielles travaillant en parallèle (cœurs CPU et DSP, GPU, DMA, accélérateur matériel PowerQuad, etc.) dans le processeur NXP i.MX RT500.

Enfin l’environnement MicroEJ VEE exploite les divers modes basse consommation intégrés du microcontrôleur de NXP, réduisant notamment automatiquement la tension lorsqu'il est dans l'état de sommeil profond (Suspend).

En plus de ces optimisations de puissance, la plate-forme de la société nantaise permet aussi de paralléliser le développement logiciel et matériel au travers de composants « virtuels », afin de simplifier et d’accélérer le développement logiciel pour des lancements de produits jusqu'à trois fois plus rapides, tout en diminuant les coûts de R&D de 40% en moyenne. La sécurité et la fiabilité sont en outre renforcées par le conteneur virtuel sécurisé fourni par MicroEJ qui sépare clairement les composants logiciels dans des bacs à sable hermétiques avec des droits personnalisables.

 

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