L'embarqué > Normes & spécifications > Architecture > Le premier satellite reconfigurable par logiciel a été placé sur orbite le 30 juillet 2021

Le premier satellite reconfigurable par logiciel a été placé sur orbite le 30 juillet 2021

Publié le 19 août 2021 à 09:41 par Pierrick Arlot        Architecture

Eutelsat Quantum

Dès 2014, l’opérateur Eutelsat avait révélé son intention de placer en orbite un premier satellite « paramétrable par logiciel » dont les clients, officiant sur les marchés des services aux gouvernements, de la mobilité et des données, pourraient moduler eux-mêmes l’orientation et l’empreinte au sol des faisceaux, les performances (en Mbit/s) et l’appairage de fréquences en fonction de leurs besoins. Sept ans plus tard, ce satellite, développé dans le cadre d’un partenariat entre Eutelsat, l’Agence spatiale européenne (ESA) et Airbus Defence and Space (lire notre article ici), a été mis en orbite le 30 juillet dernier.

Lancé à bord d’une fusée Ariane 5, le satellite géostationnaire Eutelsat Quantum, reprogrammable en orbite, pourra répondre à l’évolution des demandes tout au long de sa durée de vie estimée à une quinzaine d’années, assure l’ESA. Son entrée en service est prévue au cours du quatrième trimestre 2021.

Pour les communications mobiles avec des avions ou des navires en mouvement, Eutelsat Quantum offre la possibilité de réorienter dynamiquement et quasiment en temps réel des faisceaux qui sont également modulables en débit et en puissance pour fournir davantage de données en cas d’augmentation de la demande. Le satellite est par ailleurs en mesure de détecter et de caractériser des émissions frauduleuses, ce qui lui permettra d’agir de manière dynamique face à des interférences accidentelles ou à un brouillage intentionnel, ajoute l’Agence spatiale européenne. Enfin, pour les services aux gouvernements, il devrait garantir une grande réactivité au service de la protection civile et des interventions de secours en cas de catastrophe naturelle, ainsi que la sécurisation des opérations de surveillance grâce à l’utilisation des technologies de cryptage les plus récentes.

C’est Airbus Defence and Space au Royaume-Uni qui a construit la charge utile du satellite,  bâti sur une nouvelle plate-forme dont la réalisation avait été confiée à Surrey Satellite Technology Ltd. (SSTL), filiale d’AD&S.

Sur le même sujet