L'embarqué > Matériel & systèmes > Objet de la semaine > L’authentification biométrique se fait par les veines du poignet... via une montre

L’authentification biométrique se fait par les veines du poignet... via une montre

Publié le 03 mars 2017 à 12:20 par François Gauthier        Objet de la semaine

Biowatch

Empreintes digitales, analyse faciale, battements cardiaques… les techniques d’authentification biométrique ne manquent pas à l’appel. Reste à les transformer en outils simples d’utilisation et intégrés dans la vie quotidienne des usagers, sans contrainte particulière. C’est justement ce que vise la jeune société suisse Biowatch avec sa technologie éponyme dont l’objet est d’authentifier une personne par l’analyse de son réseau de veines au niveau du poignet. Un lacis bleuté qui est propre à chaque individu et qui le caractérise de manière univoque. En d’autres termes, avec cette méthode, vous pouvez prouver que vous êtes celui que vous prétendez être !

L'approche ne laisse pas insensible les banques, continuellement en recherche de solutions qui mettent à mal le pouvoir de nuisance des hackers, puisque Biowatch vient de remporter un concours organisé par le réseau de cartes Visa à l'occasion du Mobile World Congress 2017 qui s’est tenu cette semaine à Barcelone. A la clé, une enveloppe de 25 000 euros et un accompagnement de Visa pour la mise en exploitation du procédé auprès de plusieurs banques.

Dans la pratique, Biowatch, fondé par Joseph Rice et par Matthias Vanoni, chercheurs en biométrie issus de l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL), a développé un dispositif qui prend une photo infrarouge du réseau de veines au moment où l’utilisateur ferme le bracelet d’une montre sous laquelle le circuit de de Biowatch est attaché. Dès que l’authentification est réalisée, avec des éléments de sécurité pour assurer l'inviolabilité des données, le dispositif de biométrie utilise une connexion Bluetooth et NFC pour se connecter au monde extérieur. Le champ d’application est alors très vaste : paiement sans contact, ouverture de portes de bâtiments sécurisés, ouverture de portières de voiture…

Pour développer ces applications, Biowatch collabore avec la société française de conseil et d’ingénierie en sécurité des systèmes d’information et sécurité Internet I-Tracing. Les deux partenaires vont travailler à partir de la solution actuelle sur lesbiométriue problématiques de sécurité applicative, de design d’architecture et d’ingénierie des solutions de sécurité.

Biowatch, qui a levé 2 millions d’euros en 2016, vise une nouvelle levée de fonds à l’horizon 2018 d’un montant de l’ordre de 8 millions d’euros.

 

 

 

Sur le même sujet