60% des modules radio cellulaires disponibles aujourd’hui pour l’Internet des objets sont des modèles 4G

Module 4G

Selon la société d’études ABI Research, qui a pu répertorier à ce jour 1 037 modules de connectivité cellulaires pour le marché de l’Internet des objets (IoT) issus de 52 fournisseurs différents, il n’existe pour l’heure que 45 modules IoT compatibles avec la technologie 5G inscrits aux catalogues des spécialistes du domaine.

« Ce n’est pas vraiment surprenant, précise Harriet Sumnall, analyste spécialiste des puces et produits IoT chez ABI Research. La 5G concerne très peu d’applications IoT en dehors de l’écosystème automobile et des terminaux sans fil fixes, du simple fait que les premiers circuits modems 5G en bande de base disponibles étaient initialement destinés au marché du haut débit mobile grand public. »

L’essentiel des modèles de modules IoT cellulaires répertoriés par ABI Research s’alignent en fait sur la 4G, ce qui là aussi n’est guère étonnant, puisque, contrairement aux technologies 2G et 3G, la 4G n’est pas menacée à court terme par l’extinction des réseaux compatibles.

La 4G représente 60% des modèles de modules répertoriés qui couvrent à la fois les besoins en bande passante élevée (Cat-12 à Cat-20) et en bande passante étroite (Cat-1 à Cat-4). De plus, souligne la société d’études, la 4G est disponible dans le monde entier et s’avère la technologie actuelle de choix pour la pérennité à moyen et long terme des équipements IoT.

Quant aux modules compatibles avec les technologies cellulaires longue portée et basse consommation (LPWA) LTE-M et NB-IoT, ils représentent aujourd’hui 20% des modèles. Encore à leurs premiers stades de croissance (la majorité des ventes concerne le marché chinois et le NB-IoT), ces technologies seront privilégiées dans les années à venir par de nombreuses applications IoT telles que l’éclairage public intelligent, précise ABI Research.

« Les fournisseurs de modules vont proposer de plus en plus de modèles radio 5G et LPWA à mesure que ces technologies vont trouver leur place dans l'espace IoT, conclut Harriet Sumnall. Il convient toutefois de préciser que la lenteur de l'adoption de ces technologies n'est pas due au manque de disponibilité des modules. »