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Wind River veut amener la puissance du cloud au véhicule connecté et autonome

Publié le 14 janvier 2019 à 12:46 par Pierrick Arlot        Plate-forme Wind River

Wind River Chassis

La voiture connectée et autonome fait phosphorer les éditeurs de logiciels embarqués. A l’instar d’un BlackBerry, d’un Elektrobit ou d’un Green Hills Software (pour ne citer qu’eux), Wind River, qui se décrit désormais comme le spécialiste des logiciels IoT pour les domaines d’activité critiques comme l’automobile, y va de sa petite musique en la matière.

A l’occasion du CES 2019, qui s’est tenu du 8 au 11 janvier, la société américaine a annoncé avoir apporté des évolutions majeures à son portefeuille de logiciels sûrs et sécurisés Wind River Chassis dont la moindre n’est pas l’intégration de sa plate-forme de virtualisation Wind River Titanium Cloud dans cet environnement. Une plate-forme qui, selon l’éditeur, a déjà fait ses preuves sur le marché des télécoms et réseaux et qui offre un haut niveau d’abstraction dans la manipulation de machines virtuelles et de gestion de la qualité de service, tout en assurant la fiabilité élevée et la latence ultrafaible nécessaires pour répondre aux fortes exigences de communication et de calcul.

Selon Wind River, la conduite autonome va nécessiter de traiter de plus en plus rapidement de grandes quantités de données en évitant les risques de pannes. Dans ce cadre, les approches consistant à ajouter encore et toujours des ressources matérielles de calcul ou à embarquer dans les automobiles des supercalculateurs durcis issus de l’informatique traditionnelle risquent d’augmenter le coût de production des véhicules à des niveaux inconsidérés. Wind River, quant à lui, encourage une alternative qui consiste à transférer et à effectuer une partie des calculs dans le nuage. Cette approche dite edge-cloud computing peut transformer la structure des coûts des véhicules de nouvelle génération et offrir la faible latence et la fiabilité de communication nécessaires aux technologies de conduite autonome, assure l’éditeur.

« Pour que les systèmes de conduite autonome arrivent au stade de la production de masse, il faudra proposer une latence ultrafaible et mettre en place des architectures de calcul dynamiques, aussi bien au niveau du cloud qu’au sein des véhicules, précise Marques McCammon, vice-président Automobile chez Wind River. L’edge-cloud computing passera par des infrastructures flexibles et le déploiement d’applications dynamiques, ainsi que par la mise à disposition de ressources de calcul intensif au moment et là où celles-ci seront nécessaires. Associées, nos technologies automobiles et nos technologies de virtualisation de classe opérateur offrent une infrastructure cloud flexible et sécurisée pouvant être déployée n’importe où dans le réseau. » On se souviendra que c’est une stratégie similaire que tente de déployer Wind River dans le monde industriel avec la plate-forme Titanium Control.

Pour rappel, le portefeuille Wind River Chassis comprend notamment le système d’exploitation temps réel VxWorks certifié conforme au niveau Asil-D de la norme de sûreté de fonctionnement ISO 26262, l’environnement Wind River Linux, la pile de services logiciels compatibles Adaptive Autosar Wind River Drive (qui permettent d’assurer l’abstraction des applications et algorithmes clés vis-à-vis des dépendances architecturales matérielles), ainsi que les outils Wind River Workbench et Wind River Diab Compiler et le framework sécurisé de mise à jour de logiciels over-the-air (OTA) Wind River Edge Sync.

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