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Wind River apporte la puissance du cloud au sein des systèmes de contrôle/commande industriels

Publié le 29 mars 2017 à 06:58 par Pierrick Arlot        Plate-forme Wind River

Titanium Control

[EMBEDDED WORLD 2017] Avec la plate-forme logicielle Titanium Control que l’éditeur américain a dévoilée à l’occasion d’Embedded World 2017, Wind River estime venir aujourd’hui se positionner à la confluence de deux phénomènes quasi concomitants. Avec, d’un côté, la convergence des systèmes d’information d’entreprise (IT) et des infrastructures opérationnelles des usines (OT), indispensable à la mise en place de l’Internet des objets industriel (IIoT) et de l’Industrie 4.0. Et, de l’autre, le fog computing (ou informatique géodistribuée) qui vise à rapprocher les ressources de calcul, de communication, de contrôle/commande et de stockage au plus près des équipements connectés, plutôt que de les concentrer sur des serveurs au cœur des infrastructures Internet, comme c’est le cas avec la traditionnelle informatique en nuage (cloud computing).

Dans ce vaste mouvement, Wind River compte s’appuyer sur un savoir-faire déjà mis en œuvre avec son offre Titanium Cloud au sein d’infrastructures réseau de classe opérateur, notamment dans les domaines des performances temps réel, de la tolérance aux pannes et de la virtualisation massive (lire notre article ici).

De fait, la plate-forme Titanium Control de l’éditeur, architecturée autour de standards ouverts, vise à implanter sur site (site de production, usine, hôpital, centrale de production d’énergie, etc.) une infrastructure en nuage locale capable de virtualiser la plupart des sous-systèmes physiques industriels traditionnels (automates programmables, systèmes Scada, robots, etc.). Le tout sur des architectures matérielles banalisées, en l’occurrence ici des serveurs lames Intel Xeon (Wind River n’est pas une filiale d’Intel pour rien…) et ce parallèlement aux infrastructures « historiques » déjà déployées. Selon l’éditeur, l’idée est de faire migrer pas à pas vers la nouvelle infrastructure les systèmes industriels vieillissants peu évolutifs, qui s’avèrent dans la plupart des cas coûteux à mettre à jour et à maintenir et dont les données ne sont pas forcément aisément accessibles…

Dans la pratique, la plate-forme Titanium Control se décline en trois entités logicielles (voir illustration ci-dessous), le nœud de contrôle, le nœud de traitement et le nœud de stockage. Toutes trois s’appuient sur des technologies standard, respectivement la pile open source OpenStack (pour le contrôle des différentes ressources affectées aux machines virtuelles), un Linux de qualité industrielle associé à un hyperviseur KVM temps réel, et la plate-forme libre de stockage distribué Ceph.

Selon Wind River, performances et haute disponibilité y sont assurées par un commutateur « virtuel » vSwitch, fondé sur l’Intel DPDK (Data Plane Development Kit) et calibré pour accélérer les communications de machine virtuelle à machine virtuelle (sans passer par le noyau Linux) tout en traitant à haute vitesse les paquets de données issues des interfaces réseau Ethernet (à 1, 10 ou 40 Gbit/s). Sachant que Wind River compte à terme rendre sa plate-forme compatible avec l’Ethernet TSN (Time Sensitive Networking) (lire notre article ici). Les mécanismes TSN, rappelons-le, sont vus comme un moyen à terme d’injecter sur une infrastructure de câblage unifiée tout type de contenus, des données non critiques aux communications audio et vidéo, en passant par les ordres de contrôle/commande critiques et les informations de synchronisation temporelle à haute précision.

"Titanium Control est déjà en cours de déploiement chez deux utilisateurs, l’un en Europe, l’autre en Amérique du Nord, a confié à L’Embarqué Gareth Noyes. senior vice-président et chief strategy officer de Wind River (photo ci-contre). Parallèlement, nous discutons avec des partenaires pour porter leurs logiciels pour automates programmables ou pours systèmes Scada sur notre plate-forme et nous nous sommes engagés à assurer la compatibilité de Titanium Control avec les futures spécifications de l’Open Process Automation Forum, créé en début d’année par l’Open Group."

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