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Sous le label NB-IoT, l’organisme 3GPP peaufine une technologie LTE adaptée aux objets connectés

Publié le 23 septembre 2015 à 11:51 par Pierrick Arlot        Communication

logo 3GPP

L’organisme de normalisation 3GPP, focalisé sur les technologies mobiles GSM, 3G, 4G et leurs évolutions, a pris la décision de standardiser sous le nom de NB-IoT (Narrow Band Internet of Things) une technologie radio à bande étroite capable de coller aux besoins du marché de l’Internet des objets. Elle devrait notamment se caractériser par une très bonne couverture indoor, le support d’un très grand nombre de dispositifs connectés à bas débit, une faible latence, un coût très faible de la connectivité, une basse consommation électrique et une architecture réseau optimisée. Des contraintes auxquelles des procédés de communication LPWA (Low Power Wide Area) issus d’initiatives privées comme Sigfox ou LoRa répondent déjà…

La future norme NB-IoT pourra toutefois être déployée en mode « in-band » en utilisant des blocs de ressources spectrales au sein d’un canal LTE traditionnel, mais aussi dans des fréquences inutilisées dans les intervalles de garde des porteuses LTE et dans des gammes de fréquence dédiées, assure le 3GPP qui considère le NB-IoT comme particulièrement adapté à un usage dans des canaux GSM réaffectés.

« Dans le cadre de la Release 13 des spécifications 3GPP, nous avons désormais tracé une voie claire pour les industriels des radiocommunications mobiles qui souhaitent répondre au marché prometteur de l’Internet des objets, a souligné Dino Flore, chairman du groupe Radio Access Networks du 3GPP. Nous avons démarré notre réunion mi-septembre avec des propositions techniques concurrentes. Les discussions ont été longues mais nous sommes arrivés à une proposition technologique harmonisée, soutenue par un très grand nombre d’industriels et d’opérateurs. »

Il semble que les deux propositions qui tenaient la corde étaient le NB-LTE, fortement promu par Intel, Nokia, Ericsson et plusieurs opérateurs mobiles, et le NB-CIoT (Narrow Band Cellular IoT), emmené par Huawei et Vodafone (et issu en partie de travaux menés par le britannique Neul racheté par Huawei en 2014). Le constructeur chinois n’en considère pas moins que c’est lui qui a joué le rôle prépondérant dans la standardisation du NB-IoT…

Selon de premières informations, le NB-IoT devrait pouvoir se déployer dans des canaux de seulement 180 kHz de bande passante, à comparer au LTE-M, qui prévoit d’abaisser la bande passante minimale du LTE de 20 MHz à 1,4 MHz (lire l’interview de Philippe Guillemette, le directeur technique de Sierra Wireless, ici). A suivre donc !

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