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La Cité de l’objet connecté à Angers pose ses premières briques

Publié le 12 juin 2015 à 09:42 par François Gauthier        Conjoncture

Cite objet connecté Inauguration

Inaugurée aujourd’hui 12 juin 2015 par le président de la République François Hollande, la Cité de l’objet connecté, sise à Angers, se veut être une usine d’un nouveau genre, un accélérateur industriel qui répond aux besoins de rapidité de développement des entreprises innovantes en l'occurrence. Imaginée par Eric Carreel, le patron de Withings, en collaboration avec le groupe d’électronique angevin Eolane (3 500 collaborateurs dans le monde), cette "Cité" vise à concentrer sur un même lieu (3 000 m2 dédiés aux entreprises des objets connectés sur 16 000 m2 disponibles) l’ensemble des compétences nécessaires à la conception de produits "intelligents" en matière d’électronique, de logiciel embarqué, de plasturgie, de mécanique ou de design et de les rendre accessibles à tout porteur de projet d’objet connecté.

Grâce à cette concentration de savoir-faire et de technologies, avec l’accompagnement qui va avec, un porteur de projet pourra, selon les promoteurs de la Cité de l'objet connecté, parvenir à transformer son idée en un objet prêt à être industrialisé et produit en série. Une dizaine de salariés ont d’ores et déjà été recrutés pour accompagner les projets et 2,1 millions d’euros d’investissements en machines ont été programmés. Dès cette année, une vingtaine de projets devraient être expérimentés et accompagnés. L’objectif étant à terme de concrétiser la transformation de l’idée au produit pour une soixantaine de projets en simultané. Avec une moyenne de près de trois personnes par projet, les dirigeants envisagent la présence permanente d’environ 170 entrepreneurs au sein de la Cité, à l’horizon 2018.

Rappelons que la Cité de l’objet connecté a été officialisée en juin 2014 comme un des projets choisis pour construire la Nouvelle France industrielle, et aujourd’hui elle est le projet phare d’une des “9 solutions industrielles françaises" (qui remplacent les 34 chantiers initiaux de la Nouvelle France industrielle), celle dédiée aux objets intelligents.

Formellement, la Cité de l’objet connecté est une société privée qui compte dix-sept associés autour d’Eolane et Indigo (holding dirigée par Éric Carreel). On y compte en particulier des entreprises implantées localement, comme la start-up Qowisio, qui vient tout récemment de lever 10 millions d’euros et qui sera sans doute l'un des piliers de la Cité de par son activité (réseaux longue portée basse consommation), ou bien encore les vendéens Process Thermosplastic et CD Plast Engineering, le mayennais Mecareso, les angevins Hubert Chevalier, Moul Anjou Industries et Telelogos. A ces noms, il faut ajouter les opérateurs de télécommunication Orange et Bouygues, des entreprises comme m2ocity, Docapost et Air Liquide, des mutuelles (Harmonie Mutuelle, Inter Mutuelles Téléassistance) et des fonds privés d’amorçage.

La structure est  soutenue financièrement par l’Etat et la Région Pays de la Loire à hauteur d’1,5 million d’euros chacun. Au-delà de la Cité de l’objet connecté, c’est un campus de l’électronique à vocation internationale qui s’enracine à Angers. En effet, le même site hébergera le siège du réseau We Network, cluster qui fédère deux cents acteurs de la filière électronique du Grand Ouest et qui anime entre autres Pléiade, future plate-forme technologique mutualisée regroupant de grands noms de l’électronique. Le site accueillera également la plate-forme régionale d’innovation Atrium.

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