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Avec sa plate-forme Artik Cloud, Samsung veut casser les silos de l’Internet des objets

Publié le 28 avril 2016 à 12:11 par Pierrick Arlot        Plate-forme Samsung

Artik Cloud Samsung

Avec la plate-forme d’échange de données « ouverte » Artik Cloud, annoncée officiellement le 27 avril à l’occasion de la Samsung Developer Conference, le géant coréen lance un nouvel étage dans sa stratégie de conquête de l’Internet des objets. Déjà évoqué par L’Embarqué (lire « C’est le cloud qui va garantir l’interopérabilité des objets connectés du quotidien », l'interview de Luc Julia, vice-président pour l’innovation chez Samsung), Artik Cloud, sur le papier, fournit des API et des outils destinés à récupérer, stocker et manipuler n’importe quel type de données issues de n’importe quel « objet » connecté ou service dans le nuage.

Accessible commercialement dès aujourd’hui (artik.cloud), la plate-forme, utilisée parallèlement avec les modules IoT embarqués Artik dévoilés par Samsung il y a un an, a vocation à accélérer et simplifier le développement d’applications connectées aussi bien professionnelles qu’industrielles ou grand public. « A la différence de la plupart des plates-formes IoT en nuage, Artik Cloud, qui a nécessité trois ans de développement, casse les silos de données entre objets connectés », insiste Young Sohn, président et responsable de la stratégie de Samsung.

Selon le Coréen, les entreprises rencontreraient de nombreuses difficultés au moment d’associer différents équipements et services dans le nuage au sein d’expériences unifiées. Difficultés liées notamment à la diversité des protocoles utilisés pour récupérer les données auprès d’équipements très divers, à la complexité des efforts nécessaires à l’interconnexion d’objets et de services cloud historiques, nouveaux et tierces parties, au défi que pose le stockage, dans un seul et même lieu, de données issues d’applications connectées en silo, à la gestion de la sécurité et de la confidentialité des données, etc.

Selon Samsung, la plate-forme Artik Cloud, dont l’architecture échelonnable est censée s’accommoder des milliards d’objets connectés attendus dans les prochaines années, permet d’y connecter très simplement n’importe quel équipement, que celui-ci repose sur un module Artik ou sur tout autre type de sous-système de communication. Elle s’accompagne d’API ouvertes, dédiées à l’ingestion et aux requêtes de données, et d’outils permettant de visualiser et d’agir sur ces mêmes données.

Parmi les fonctionnalités de la plate-forme, on notera l’utilisation de « manifestes » pour enregistrer rapidement un objet en utilisant un langage universel pour décrire les états et les actions du dispositif, de « connecteurs multiprotocoles » pour l’intégration de n’importe quel objet au cloud avec des protocoles comme Rest/HTTP, Websockets, MQTT et CoAP, ou bien de « connecteurs cloud » pour l’interconnexion à Artik Cloud de n’importe quel service dans le nuage et la récupération de données issues de ces services. La connexion sécurisée au cloud est, quant à elle, assurée par le protocole TLS, des éléments sécurisés embarqués et des certificats délivrés par une autorité de confiance.

D’ores et déjà, plusieurs grandes entreprises se seraient engagées à collaborer avec Samsung autour de l’offre du Coréen à l’instar du groupe français Legrand qui travaille aujourd’hui à connecter sa propre plate-forme en nuage à Artik Cloud « pour apporter la révolution de l’Internet des objets au monde de l'automatisation du bâtiment » (dixit Samsung). (Lire aussi notre article ici.)

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