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Samsung abat ses cartes dédiées aux objets et équipements connectés

Publié le 13 mai 2015 à 11:27 par Pierrick Arlot        Sous-système Samsung

Module Artik Samsung

Samsung a profité de la manifestation IoT World qui se tient les 12 et 13 mai 2015 à San Francisco (Californie) pour dévoiler sous le nom générique d’Artik un ensemble de modules destinés aux concepteurs d’objets et d’équipements connectés. Pour l’heure, la famille se décline en trois plates-formes dont les diverses fonctionnalités répondent à différents besoins, des dispositifs électroniques portés sur soi aux systèmes domotiques en passant par l’éclairage intelligent et les équipements industriels.

Elément le plus compact de la gamme, le module Artik 1 (photo ci-contre) se distingue par des dimensions de seulement 12 x 12 mm. Le produit s’articule autour d’un processeur à double cœur Mips32 microAptiv, l’un cadencé à 250 MHz, l’autre bridé à 80 MHz (pour limiter la consommation), embarquant également 1 Mo de mémoire interne. On trouve également sur l’Artik 1 un circuit Bluetooth Low Energy avec son antenne, 4 Mo de flash SPI, un capteur de mouvement à neuf axes et un élément sécurisé.

Mesurant 29 x 25 mm, le module Artik 5, de son côté, héberge un processeur à double cœur ARM Cortex-A7 cadencé à 1 GHz avec unité graphique Mali 400 MP2 et codec vidéo, qui intègre aussi 512 Mo de mémoire LPDDR3 et emporte, via la technologie ePoP (Package-on-Package) de Samsung, une mémoire eMMC de 4 Go. A bord, se côtoient également un élément sécurisé ainsi qu’un circuit Wi-Fi/Bluetooth et un circuit ZigBee/Thread. Le Coréen destine ce module aux dispositifs portés sur soi haut de gamme, aux drones et aux passerelles domotiques.

Enfin, en tête de gondole, l’Artik 10 de 29 x 39 mm (photo ci-contre) cible les applications IoT qui nécessitent en local une forte capacité de traitement et de stockage. A ce titre, le processeur du module intègre quatre cœurs Cortex-A15 à 1,3 GHz, quatre cœurs Cortex-A7 à 1 GHz, une unité graphique Mali T628 MP6, un codec vidéo 1080p et 2 Go de RAM LPDDR3 (empilés sur ce même processeur).

Tout comme le modèle Artik 5, l’Artik 10 emporte un élément sécurisé, un circuit Wi-Fi/Bluetooth et un circuit ZigBee/Thread auxquels s’ajoute une mémoire eMMC de 16 Go. Marchés visés : les serveurs résidentiels, les applications multimédias et les équipements industriels.

Selon Samsung, l’élément sécurisé disponible sur les modules Artik va au-delà de ce que peuvent apporter les solutions logicielles de cryptage. Au niveau applicatif, les produits sont en effet équipés d’un système de détection d’anomalies basé sur une méthode d’apprentissage automatique. L’utilisateur aurait ainsi la capacité d’identifier des comportements anormaux afin de détecter les éventuels piratages ou intrusions malveillantes. Tous les modules sont également fournis avec une pile logicielle IoT et des outils ad hoc (fournis notamment par Tamboo, un partenaire de Samsung) censés accélérer le développement d’applications. On notera par ailleurs que les processeurs Artik ont reçu la certification Arduino et qu’il est donc possible de développer des applications en utilisant l’environnement logiciel Arduino…

Afin d’obtenir des retours sur son initiative, Samsung a mis en place un programme de développeurs alpha accessible sur le site www.artik.io.

Rappelons que Samsung, à l'instar de plusieurs grands groupes internationaux, n'a jamais caché son désir d'investir le marché de l'Internet des objets. Le Coréen a notamment acquis en 2014 SmartThings, une jeune société créée en 2012 qui avait développé une plate-forme logicielle et matérielle « ouverte » dédiée à la domotique et qui avait réussi à lever depuis sa création 15,5 millions de dollars. Samsung est par ailleurs membre fondateur de l'alliance Thread et de l'Open Interconnect Consortium, deux organismes dont la vocation est de garantir une réelle interopérabilité entre dispositifs, systèmes et services connectés à l’Internet des objets.

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