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Parrot embarque six industriels français dans un projet de module 4G pour voiture connectée

Publié le 27 janvier 2015 à 09:22 par Pierrick Arlot        Sous-système Parrot

Voiture connectée

Depuis novembre 2014 et pour une durée de trois ans, dix sociétés et laboratoires français (dont six PME) planchent sous l’égide de l’équipementier Parrot sur un module de connectivité LTE dédié, dans un premier temps, au monde de l’automobile, mais potentiellement utilisable à terme dans toute une gamme d’objets connectés. Félin (pour Futur équipement LTE intégré avec virtualisation) – c’est son nom – est un projet de R&D structurant pour la compétitivité (PSPC) de 56 millions d’euros, financé à hauteur de 23 millions d’euros par bpifrance dans le cadre du Programme d’investissements d’avenir.

Pour Parrot, l’ambition avouée est d’ajouter l’accès Internet à travers une connexion sécurisée LTE à son offre actuelle de modules pour systèmes télématiques et/ou d’info-divertissement. Ces modules permettent aujourd’hui de réceptionner la radio et la télévision dans les voitures (grâce en particulier aux compétences en la matière acquises grâce au rachat en 2011 du français DiBcom, expert en télédiffusion numérique mobile), de diffuser ces mêmes programmes dans l’habitable via Wi-Fi, d’offrir du divertissement multimédia local (via USB ou Bluetooth) et de proposer une connexion Internet via un smartphone (en mode dit tethering). Avec le futur module LTE, cette connexion se fera donc directement via une liaison 4G.

Afin de bâtir cet élément sur un savoir-faire électronique purement hexagonal, le projet Félin implique la société dauphinoise Sequans, un fabricant de circuit intégrés LTE qui a récemment montré des velléités de s’imposer sur les marchés du M2M et de l’Internet des objets (lire nos articles ici et ici), et la firme francilienne Acco, un spécialiste des composants pour front-end radio (et notamment des amplificateurs de puissance). A terme, l’objectif du projet Félin est en effet de mettre aussi au point des solutions LTE à faible coût pour objets connectés basées sur les circuits intégrés ainsi élaborés. Et, partant, de positionner la 4G comme une solution alternative face aux technologies radio actuelles à courte portée (Bluetooth, Wi-Fi ou ZigBee…) qui nécessitent une passerelle de type smartphone ou box pour la connexion à Internet.

Pour le marché spécifique de l’automobile, le module LTE développé par les partenaires du projet Félin aura également vocation, dans le cadre de services évolués, à connecter au cloud différents organes du véhicule (aide à la conduite, contrôle moteur, mises à jour…), et ce sans qu’il y ait nécessité de la présence d’autres modems radio (réduction des coûts oblige). Afin de garantir la robustesse et la sûreté de ces applications plus ou moins critiques, la start-up grenobloise Virtual Open Systems sera mise à contribution par le biais de ses procédés de virtualisation permettant l’exécution de différents environnements logiciels sur la même plate-forme en toute sécurité.

Enfin, le montpelliérain Qualtera et la firme franco-américaine Presto Engineering apporteront des compétences en analyse de flux de données massives pour le premier, et en techniques de test et d’industrialisation de circuits intégrés pour le second.

Le projet Félin, qui a l’appui de la Direction générale des entreprises (DGE) et le soutien des pôles de compétitivité Minalogic et Systematic, implique divers laboratoires et universités comme le CEA-Leti, le laboratoire de recherche IMS (Intégration du matériau au système) de Bordeaux et le laboratoire XLIM-CNRS de l’université de Limoges. A travers le projet ELA (Electronique et logiciel automobile), l’IRT SystemX, quant à lui, va permettre aux membres du projet d’être en connexion avec la filère automobile.         

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