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Microcontrôleurs Cortex-M : Atmel décroche la palme de la sobriété au banc d’essai ULPBench

Publié le 31 mars 2015 à 11:09 par Pierrick Arlot        Composant  Atmel

Microcontrôleur ARM Atmel

185. Tel est le score atteint au banc d’essai ULPBench par le SAM L21, le dernier en date des microcontrôleurs 32 bits à cœur ARM Cortex-M0+ d’Atmel que le fabricant de semi-conducteurs a commencé d’échantillonner et dont la production en volume est prévue à partir du mois de septembre 2015. Disponible depuis l’année dernière, le benchmark ULPBench du consortium EEMBC définit une méthodologie standardisée permettant d’évaluer l’efficacité énergétique des microcontrôleurs 8, 16 ou 32 bits à ultrabasse consommation (ULP).

Avc le score de 185, Atmel détrône aussi bien le STM32L4 de STMicroelectronics (123) que le MSP432 de Texas Instruments (167). Dans la pratique, le SAM L21 affiche, selon Atmel, une consommation de 35 µA/MHz en mode actif, de 940 nA en veille (avec rétention des données en mémoire SRam et horloge temps réel et calendrier activés) et de 200 nA dans le mode sommeil le plus profond. Adapté aux besoins des objets connectés placés dans des endroits éloignés ou difficiles d’accès, des petits dispositifs de sécurité (comme les alarmes incendie), des appareils de télésanté et autres équipements électroniques portés sur soi fonctionnant sur pile ou batterie, le circuit embarque 64 Ko de SRam et jusqu’à 256 Ko de flash. Une capacité mémoire jugée suffisante par Atmel pour l’exécution à la fois de l’application et des piles de communication sans fil.

Afin de limiter au minimum la consommation, le microcontrôleur implémente des périphériques qui supportent une technologie dénommée Sleepwalking permettant le recours si besoin est à un signal d’horloge pour sortir d’un mode veille, et le traitement de tâches sans avoir à solliciter le cœur, la mémoire flash ou d’autres ressources. Dans le détail, le SAM L21 embarque jusqu’à six modules de communication série configurables par logiciel (I2C, UART/USART, SPI), un contrôleur DMA 16 canaux, une interface USB (hôte et périphérique), un contrôleur de détection tactile, un convertisseur A/N 12 bits et tout un jeu d’amplificateurs opérationnels, de comparateurs et de compteurs/temporisateurs.

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