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LynxSecure, l’hyperviseur de Lynx Software, prend désormais en charge l’OS temps réel FreeRTOS

Publié le 19 mars 2020 à 07:50 par Pierrick Arlot        Plate-forme Lynx Software

LynxSecure

Fin février, à l’occasion du salon Embedded World 2020, l’éditeur américain Lynx Software Technologies a révélé que son hyperviseur à partitions LynxSecure a été porté sur le processeur de communication multicœur QorIQ T2080 de NXP, ce qui en fait le premier processeur à architecture Power de la firme batave à être pris en charge par le framework Lynx MOSA.ic, dévoilé lors d’Embedded World 2019.

MOSA.ic permet aux concepteurs d’intégrer divers composants logiciels au sein d’un même framework de développement, y compris des composants « historiques » déjà compilés et des composants édités par des sociétés concurrentes. Il repose sur le système de partitionnement LynxSecure qui exploite les mécanismes de virtualisation des architectures de processeurs multicœurs les plus récentes (Armv8-A, Intel VTx, Power QorIQ...) afin d’offrir un modèle distribué de contrôle des ressources plus simple que le modèle traditionnel de gestion centralisée reposant sur les fonctionnalités des systèmes d’exploitation.

Dans ce cadre, LynxSecure isole les ressources de traitement dans des environnements distribués indépendants qui sont capables de se gérer eux-mêmes (bare-metal, Autosar, LynxOS, LynxOS-178, Buildroot Linux, etc.). On notera que LynxSecure a déjà été porté sur le processeur QorIQ Layerscape 1046A à quatre cœurs 64 bits Arm Cortex-A72 et la puce-système multicœur S32V234 pour applications automobiles de NXP. (Le SoC S32V234 s’articule autour de quatre cœurs Arm Cortex-A53 avec extensions Neon, d’une unité de traitement graphique (GPU) 3D, d’un double moteur de traitement d’image Apex-2, d’un processeur d’image ISP et d’un cœur de microcontrôleur Cortex-M4.)

Côté systèmes d’exploitation, Lynx a par ailleurs annoncé la prochaine prise en charge du système d’exploitation temps réel FreeRTOS sur l’architecture Armv8. « Depuis trente ans, nous aidons nos clients qui créent, certifient et déploient des plates-formes critiques dans les secteurs de l'avionique et de la Défense, indique Ian Ferguson, vice-président en charge du marketing et des alliances stratégiques de Lynx. Aujourd'hui, avec FreeRTOS, nous étendons notre expertise à de nouveaux marchés et applications, notamment la robotique industrielle, l'automobile et les infrastructures pour l’Internet des objets industriel. Ces marchés partagent les mêmes exigences strictes de performance, de sûreté de fonctionnement et de sécurité que ceux sur lesquels nous sommes présents depuis longtemps. Mais ils emploient d’autres combinaisons de processeurs et de systèmes d'exploitation. Notre but est de permettre aux architectes et ingénieurs système de profiter de l'architecture logicielle "secure-by-design" de Lynx, tout en utilisant les fonctionnalités et les capacités du processeur et du système d'exploitation qu'ils ont choisis. »

Richard Berry, le fondateur du projet open source FreeRTOS a salué l’initiative de l’éditeur américain. « Le fait d'inclure FreeRTOS en tant qu’environnement invité sur l'hyperviseur LynxSecure va permettre aux développeurs de s’engager dans un processus simple et économique de développement et d'intégration de systèmes complexes, avec la possibilité de créer des solutions dont la sûreté de fonctionnement pourra être dûment certifiée », a-t-il indiqué.

A noter qu’à l’occasion d’Embedded World 2020, Lynx a également annoncé la version 7.1 de son propre système d’exploitation LynxOS, ainsi que la sélection du framework MOSA.ic par le programme américain d’avion de combat multirôle Joint Strike Fighter. Plus récemment l’éditeur a confirmé la mise à jour des API de son système d’exploitation pour l’avionique LynxOS-178 en conformité avec les spécifications FACE 3.0 (Future Airborne Capability Environment), la certification ad hoc étant attendue d’ici à la fin de l’été 2020.

Promu par l’Open Group. FACE est un standard logiciel poussé à l’origine par le secteur de l’avionique américain qui vise à « permettre l’acquisition à des coûts abordables de systèmes favorisant l’innovation et l’intégration rapide de fonctionnalités réutilisables sur différents programmes de Défense » (voir notre article ici). On se souviendra que d’autres éditeurs ont annoncé la conformité de certains de leurs logiciels au standard technique FACE 3.0 à l’instar de Green Hills (lire notre article ici) et de Wind River (voir notre article ici).

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