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Le premier nanosatellite industriel français est en bonne voie d’être lancé fin 2019

Publié le 02 janvier 2018 à 14:54 par Pierrick Arlot        Architecture

Nanosatellite Angels

Le Centre national d’études spatiales (Cnes) et la société Nexeya, qui ont co-investi dans le développement d’Angels (Argos Neo on a Generic Economical and Light Satellite), le premier nanosatellite industriel français, ont confirmé fin 2017 que le fruit de leurs travaux communs sera disponible dès la fin 2019. Les deux partenaires affirment avoir franchi avec succès la Revue de définition préliminaire du système et du satellite, une étape qui signe la fin des études préliminaires seulement sept mois après le lancement du projet (lire notre article ici).

Ce projet, rappelons-le, vise à développer et à commercialiser une gamme de satellites de moins de 50 kg particulièrement adaptés aux missions à visées opérationnelles de type RF comme la collecte de données (Argos, AIS, M2M) ou la surveillance du spectre. Nexeya a ici en charge le développement de la plate-forme et l'assemblage final du nanosatellite démonstrateur. Le Cnes, qui cherche aujourd’hui à structurer l’écosystème national en matière de développement de nanosatellites, est pour sa part responsable de la charge utile, en l’occurrence un instrument Argos dont le développement est assuré par Thales Alenia Space et Syrlinks. L’agence sera aussi en charge du lancement, des opérations et de l’exploitation du satellite.

Selon le Cnes, la miniaturisation de la charge utile Argos-Neo par Syrlinks et TAS est en cours et devrait tenir le calendrier, jugé extrêmement ambitieux, d’un lancement fin 2019. A ce titre, les premiers modèles d’ingénierie des cartes électroniques sont déjà disponibles et la revue de conception détaillée sera tenue début 2018, assure le Centre national d’études spatiales.

Outre le Cnes, Nexeya, Thales Alenia Space et Syrlinks, le projet Angels réunit d’autres partenaires industriels comme CS, Erems, Mecano-ID, Saft, Spacebel et Steel et travaille à relever des défis connexes comme la tenue des équipements aux rayonnements ionisants, la maîtrise des émissions électromagnétiques perturbatrices ou encore le calendrier de développement particulièrement court. Le lancement du nanosatellite Angels et, ultérieurement, d’une gamme « Smallsat » est considéré comme essentiel pour que l’industrie spatiale française prenne toute sa place au sein du New Space, ou « nouvel âge spatial », marqué par l’arrivée du secteur privé, par la mise en orbite de multiples constellations de petits satellites et par des temps et des coûts de développement de plus en plus réduits.

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