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La Trusted IoT Alliance veut un Internet des objets sécurisé par la technologie blockchain

Publié le 20 septembre 2017 à 12:21 par Pierrick Arlot        Sécurité

Blockchain

Associés à un aréopage de start-up spécialistes de la technologie blockchain, Bosch, Cisco, Gemalto et Foxconn viennent de créer officiellement la Trusted IoT Alliance dont l’objectif est de promouvoir un Internet des objets de confiance bâti sur la blockchain. Une technologie qui s’appuie sur un réseau décentralisé public pour confirmer qu’un contrat de n’importe quel type a bien été exécuté correctement (ou pour exécuter automatiquement ce contrat) sans qu’aucune information confidentielle à propos des parties prenantes ou de la transaction ne soit révélée. Rappelons que, pour un certain nombre d’observateurs, les techniques de sécurisation réseau habituelles conçues pour la génération précédente de réseaux d’entreprise, comme les pare-feu, les infrastructures à clés publiques PKI, les systèmes de prévention ou de détection d’intrusion (IDS/IPS) ou les logiciels antivirus, auraient des difficultés à rester pertinentes dans un monde où se côtoieraient 50 milliards d’objets connectés…  

Dans la pratique, la Trusted IoT Alliance souhaite développer et standardiser un protocole de blockchain open source, les membres de l’organisme nouvellement créé ayant d’ores et déjà publié une API commune pour l’enregistrement d’objets (voitures, drones, compteurs d’électricité, etc.) dans les réseaux de blockchain Hyperledger et Enterprise Ethereum. Parmi les premiers membres de la Trusted Alliance, on trouve aussi BNY Mellon, BitSE, Chronicled, ConsenSys, Ledger, Skuchain, Slock.it, IOTA, Oaken Innovations, Qtum, Chain of Things et Big Chain DB, des entreprises qui avaient commencé à se rapprocher de Bosch, Cisco, Gemalto et Foxconn dès décembre 2016 (lire notre article ici).

Toutes les entreprises impliquées se sont mises d’accord sur le fait que la sécurité, la confiance, l’identification, la souscription à un contrat et la vérification devront être les pierres angulaires de tout protocole commun, tout en reconnaissant le nécessité d’assurer l’interopérabilité, quels que soient les types de processeurs utilisés par les objets connectés, les protocoles de communication, les plates-formes IoT, les fournisseurs de services dans le nuage et les systèmes de blockchain.

A suivre donc.

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