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Avec sa plate-forme Drive PX Pegasus, Nvidia promet déjà des taxis 100% autonomes

Publié le 11 octobre 2017 à 12:11 par Pierrick Arlot        Sous-système Nvidia

Nvidia Drive PX Pegasus

A l’occasion de la conférence GTC (GPU Technology Conference) Europe qui se tient du 10 au 12 octobre 2017 à Munich, Nvidia a dévoilé la dernière évolution en date de sa plate-forme de calcul pour voitures autopilotées Drive PX (dont l'actuelle mouture, la Drive PX 2 a été annoncée en janvier 2016). Connue pour l’heure sous le nom de Drive PX Pegasus, cette carte de développement calibrée pour l’exécution de fonctions d’intelligence artificielle, dont la disponibilité n’est toutefois prévue que pour le second semestre 2018, a vocation à conférer une autonomie absolument totale (dite de niveau 5) aux véhicules. Un type d’autonomie qui supprime totalement le conducteur et qui cible surtout les véhicules professionnels comme les taxis, les transports en commun ou le transport de marchandises.

Selon Nvidia, les exigences de calcul sont ici énormes et tous les traitements (perception de l’environnement à 360° au travers de caméras périphériques et de lidars, localisation du véhicule au centimètre près, reconnaissance et suivi des autres véhicules, calculs de trajectoires et d’itinéraires) devront être menés avec de multiples niveaux de redondance pour assurer le plus haut niveau de sûreté. Pour la société américaine, les besoins en calcul des véhicules 100% autonomes sont estimés à 50 voire 100 fois supérieurs à ceux des automobiles les plus évoluées aujourd’hui. La plate-forme Drive PX Pegasus sera quant à elle capable d’effectuer plus de 320 000 milliards d’opérations par seconde, une valeur 10 fois supérieure à celle de la Drive PX 2.

Elle s’appuiera en pratique sur quatre processeurs optimisés pour les calculs d’intelligence artificielle, en l’occurrence deux puces-systèmes SoC Xavier, dont le nom a été évoqué pour la première fois il y a un an par Nvidia et dont la disponibilité est prévue à la fin de cette année, et de deux processeurs graphiques « de prochaine génération » dotés d’accélérateurs d’algorithmes d’apprentissage profond et de vision artificielle. Clairement orienté vers le traitement de logiciels d’intelligence artificielle, le SoC Xavier associe sept milliards de transistors gravés en technologie FinFET 16 nm. Capable de développer une puissance de calcul de 30 Tops (trillions d’opérations par seconde) tout en consommant un maximum de 30 W, ce circuit intégré se déploie autour d’un bloc personnalisé de huit cœurs de processeurs généralistes, d’une unité de traitement graphique bâtie sur la nouvelle architecture Volta et d’un accélérateur inédit d’algorithmes de vision artificielle.

De la taille d’une plaque minéralogique américaine (40 x 30 cm environ), la plate-forme Drive PX Pegasus est conçue pour obéir au niveau de sûreté de fonctionnement Asil D, le plus élevé dans le domaine de l’automobile, affirme Nvidia. On trouvera sur la carte de base des interfaces FlexRay et CAN, seize entrées pour des capteurs haute vitesse (caméras, radars, lidars, capteurs à ultrasons) et de multiples connecteurs 10 Gigabit Ethernet. Sa bande passante mémoire cumulée devrait en outre dépasser le téraoctet par seconde.

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