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Nvidia pulvérise la loi de Moore avec son architecture graphique Volta, orientée intelligence artificielle

Publié le 11 mai 2017 à 12:37 par Pierrick Arlot        Composant  Nvidia

Nvidia-Volta

Avec l’architecture Volta que vient de lancer officiellement Nvidia, la société américaine estime proposer l’architecture de traitement graphique (GPU) la plus puissante du moment, respectivement cinq fois et quinze fois plus performantes que Pascal et Maxwell, ses deux précédentes générations de GPU. Maxwell ayant été lancé il y a seulement deux ans, ces chiffres sont de quatre fois supérieurs à ceux prévus par la loi de Moore.

Si l’on en croit Nvidia, Volta, qui a nécessité un investissement de trois milliards de dollars, pourra mettre en œuvre jusqu’à 21 milliards de transistors pour une performance équivalente à celle de 100 unités de traitement généraliste (CPU) dans des applications d’apprentissage profond (deep learning).

Si le premier processeur bâti sur la nouvelle architecture de Nvidia est le Tesla V100 dont les cibles privilégiées se situent au niveau des centres de données (intelligence artificielle, accélération de calcul à hautes performances HPC et tâches gourmandes en graphique), Volta va aussi se déployer dans l’embarqué. C’est en effet cette architecture de GPU que l’on trouvera dans la prochaine génération de circuits intégrés de type SoC que Nvidia compte échantillonner sur le marché de la voiture autonome vers la fin 2017.

Clairement orienté vers le traitement de logiciels d’intelligence artificielle, ce SoC, connu pour l’heure sous le nom de Xavier, intégrera, outre un bloc personnalisé de huit cœurs de processeurs généralistes et un accélérateur inédit d’algorithmes de vision artificielle, une unité GPU Volta de 512 cœurs capable de développer une puissance de calcul de 30 téraflops (trillions d’opérations en virgule flottante par seconde) dans des opérations d’apprentissage profond pour une enveloppe thermique maximum de 30 W.

A noter que si Bosch a déjà confirmé son intention d’utiliser le SoC Xavier dans un calculateur embarqué pour voiture autonome dont la fabrication en série devrait démarrer au plus tard au début de la prochaine décennie, le constructeur automobile Toyota a profité du lancement de l’architecture Volta pour annoncer lui aussi qu’il utiliserait le futur SoC de Nvidia dans le cadre des évolutions de la plate-forme pour voiture autonome Nvidia Drive PX (lire aussi notre article La voiture connectée et autonome s'ouvre à Qualcomm, Nvidia et Intel).

 

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