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Wind River s’attaque aux systèmes intelligents critiques avec une plate-forme "cloud native"

Publié le 12 février 2021 à 09:34 par Pierrick Arlot        Plate-forme Wind River

Wind River Studio

Selon une étude de Gartner publiée en octobre 2020, d’ici à 2022, plus de la moitié des données générées par les entreprises seront créées et traitées en dehors des centres de données traditionnels ou du cloud. Au fur et à mesure que les traitements à réaliser sur ces données s’éloignent des data centers, un nouveau modèle « informatique » se met en place où l'intelligence se répartit entre le cloud et la périphérie de réseau (edge) et où la majorité des charges de travail qui nécessitent une faible latence sont effectuées dans les systèmes intelligents « critiques ».

Un domaine bien connu des spécialistes de l’embarqué et du temps réel, ces systèmes étant amenés à constituer d’ailleurs la base de la transformation numérique de secteurs comme l’aérospatial, la Défense, les télécommunications, l’industriel, l’automobile et le médical. Pour Wind River, éditeur incontournable sur les marchés de l’embarqué qui lance en ce début 2021 Wind River Studio, une plate-forme logicielle « cloud native » apte à répondre à cette évolution, les systèmes intelligents critiques devront répondre à des besoins situés au confluent du « far edge computing » (la périphérie de réseau la plus éloignée du cloud), de la 5G, de l’intelligence artificielle et de l’apprentissage automatique, tout en répondant à des exigences temps réel et des contraintes de sécurité, de sûreté et de fiabilité.

Par ailleurs ces mêmes systèmes devront pouvoir capturer et traiter en temps réel et en toute sécurité des données issues de machines (robots, drones, véhicules autonomes, systèmes de réalité augmentée, etc.) grâce à des boucles de rétroaction numériques permettant la mise en place de scénarios d’automatisation et d’autonomie avancés.

C’est dans cette optique que Wind River a conçu Wind River Studio que l’éditeur définit comme une plate-forme « cloud native » pour le développement, le déploiement, l'exploitation et la maintenance de systèmes intelligents critiques où la sécurité, la sûreté et la fiabilité sont incontournables. Si, à terme, l’ambition de la société américaine est de convertir à son approche les secteurs traditionnels de l’embarqué cités plus haut, la première version de Studio cible le marché des télécoms et veut répondre au défi complexe pour les fournisseurs de services de déployer et de gérer une infrastructure cloud native à ultrafaible latence physiquement distribuée, et ce à travers une interface unique. Les technologies au cœur de la plate-forme Wind River Studio ont d’ailleurs déjà été déployées dans le réseau 5G de l’opérateur mobile Verizon et ont permis d’établir la première session de données 5G de bout en bout entièrement virtualisée. (A cet égard, Wind River estime être présent dans la majorité des déploiements de réseaux d’accès radio RAN 5G.)

D'une façon générale (Wind River reste avare de détails sur son site), la plate-forme Studio s’appuie sur une architecture reposant sur les conteneurs et le framework d’orchestration Kubernetes pour le déploiement et la gestion de réseaux edge distribués, y compris le « far edge ». On se souviendra ici que la distribution Wind River Linux prend en charge depuis 2019 la technologie de conteneurs (lire notre article ici). Wind River Studio dispose par ailleurs d’une technologie d’analyse réseau qui comprend un outil intégré de collecte de données, de contrôle et de reporting destiné à optimiser la gestion et le fonctionnement d’un réseau cloud distribué, et d’une solution d’orchestration core-to-edge permettant de gérer de façon automatisée des conteneurs, des éléments réseau et des équipements de périphérie.

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