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Wind River adapte son OS temps réel VxWorks aux langages de développement les plus modernes

Publié le 09 octobre 2019 à 12:12 par Pierrick Arlot        Plate-forme Wind River

VxWorks

Wind River a saisi l’occasion donnée par la conférence Arm TechCon qui se tient du 8 au 10 octobre 2019 à San Jose (Californie) pour dévoiler la dernière version en date de son système d’exploitation temps réel (RTOS) VxWorks. A la clé, la prise en charge des langages et bibliothèques de programmation C++17, Boost, Python et Rust qui s’ajoute à celle des langages Ada et Spark, utilisés dans les domaines de l’avionique et de l’aérospatial. Une première dans le monde des RTOS selon l’éditeur américain qui y voit là une rupture majeure dans l’évolution de VxWorks qui a nécessité deux ans d’effort de la part des équipes de la firme américaine.

« Avec la popularité grandissante de l’Internet des objets et la migration vers des systèmes de plus en plus autonomes, nous avons constaté une évolution de la population des développeurs de l’embarqué avec l’arrivée d’une nouvelle génération habituée aux outils et langages du cloud et désireuse de travailler avec des cartes de prototypage bas coût, commente Michel Génard, vice-président et directeur général de Wind River en charge des activités liées aux environnements d’exécution hors télécoms et réseaux. Avec cette nouvelle génération de développeurs formés avec des langages comme Python, l’aspect traditionnel de l’embarqué disparaît. Parallèlement, les qualités d’un OS temps réel sont de plus en plus reconnues pour résoudre les problématiques liées à l’autonomie. » La nouvelle version de VxWorks entend donc s’inscrire dans cette évolution.

Une population de jeunes développeurs habitués aux langages récents

Au-delà de la prise en charge de langages « modernes » comme Python ou Rust, l’OS temps réel de Wind River s’appuie désormais sur une architecture de compilation open source LLVM, justement indépendante des langages, une architecture popularisée par Apple et aujourd’hui largement soutenue par tout un écosystème. « Ce travail a été réalisé en 2018 mais nous n’en avions pas encore fait état », précise Michel Génard. Parmi les autres éléments apportés par la dernière version en date de VxWorks, on citera aussi des BSP open source pour des cartes de prototypage comme la Raspberry Pi ou les BeagleBone reposant sur la puce-système Sitara AM65x de Texas Instruments, ainsi qu’une bibliothèque de cryptographie OpenSSL 1.1.1.

Selon Wind River, VxWorks permet maintenant aux développeurs de tous horizons d'utiliser les langages de programmation et les bibliothèques les plus populaires, ainsi que les outils et infrastructures de développement cloud, afin de créer des applications critiques pouvant répondre aux plus hauts niveaux de sécurité et de sûreté.

En complément, Wind River a récemment ouvert le site Wind River Labs qui donne accès à des technologies et projets collaboratifs complémentaires de VxWorks, à des preuves de concept, à des intégrations open source ainsi qu’à des préversions et logiciels prototypes (ROS 2, OpenCV, kits de développement logiciel IoT pour connexion aux plates-formes cloud publiques, etc.).

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