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Véhicule autonome : PSA et Vinci testent des situations complexes sur autoroute

Publié le 27 août 2019 à 10:47 par François Gauthier        Conjoncture

PSA Vinci

Le groupe automobile PSA et la branche Autoroutes de la société Vinci ont testé cet été en grandeur nature de nouvelles fonctionnalités du véhicule autonome à Saint-Arnoult-en-Yvelines au sud de Paris sur les autoroutes A10 et A11. Les situations de conduite réalisées dans ce volet de leur programme commun, qui s’inscrit dans une collaboration entre les deux partenaires engagée en 2016, mettent en œuvre une communication plus poussée entre le véhicule autonome et l’infrastructure routière (sans que les types de technologies de communication mises en œuvre n’aient été dévoilés).

L’objectif affiché de cette expérimentation est, selon les deux sociétés, d’accroître la capacité du véhicule à adapter sa conduite lors de situations exceptionnelles ou complexes. Ainsi, deux nouvelles situations complexes de conduite en totale autonomie ont été testées en conditions réelles de circulation sur le réseau autoroutier. A savoir le passage en mode autonome d’une zone de circulation temporairement modifiée en raison de travaux, et la mise en sécurité du véhicule (procédure dite “safe stop”), qui consiste à diriger le véhicule sur une zone refuge en cas de non-reprise en main du véhicule par le conducteur dans une situation particulière (présence exceptionnelle d’obstacles sur la chaussée, conditions météorologiques fortement dégradées…) ou encore en cas de fin d’autoroute.

« L’infrastructure autoroutière intelligente est un atout essentiel au développement du véhicule autonome. Elle permet d’enrichir les données contextuelles diffusées au système de guidage pour optimiser la prise de décision du véhicule et sa trajectoire, précise Pierre Coppey, président de Vinci Autoroutes et directeur général adjoint de Vinci. Le réseau autoroutier sert ainsi de terrain d’expérimentation grandeur réelle des nouvelles mobilités qui, demain, révolutionneront les usages de la route. »

A noter que les résultats de ces expérimentations alimenteront les travaux de standardisation qui seront menés dans différents projets collaboratifs tels que le projet européen C-Roads ou le projet SAM (Sécurité et Acceptabilité de la conduite et de la Mobilité autonome) mené par le gouvernement et regroupant 13 expérimentations en France (services de transport à la demande dans un quartier urbain dense, services de ligne de bus autonomes, desserte d’une gare RER en milieu rural, etc.) auxquelles les deux groupes contribuent.

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