L'embarqué > Marchés > Conjoncture > Tendance haussière sur le marché de l’électronique en France, selon l’Acsiel

Tendance haussière sur le marché de l’électronique en France, selon l’Acsiel

Publié le 09 janvier 2017 à 12:19 par François Gauthier        Conjoncture

Acsiel

Le syndicat professionnel Acsiel Alliance Electronique a publié en fin d’année dernière son premier baromètre de l’électronique française, avec lequel il est désormais possible d’analyser sur un même graphique (voir ci-dessous) l’évolution de plusieurs marchés liés à l’électronique comme l’activité des composants actifs (SC), du circuit imprimé (PCB), des équipements et services (E&S) et du test et mesure (T&M). Objectif : apporter une vision plus globale de la situation de l’électronique en France, au travers de l’activité de ceux qui développent et/ou consomment cette électronique.

L’Acsiel indique dans sa note d’analyse qu’il existe une différence importante de comportement entre le test et la mesure relevant principalement de l’investissement (ce domaine ayant un cycle majoritairement pluriannuel) et les trois autres indicateurs relevant principalement de l’activité, qui tous trois ont un comportement cohérent, cautionnant l’intérêt de les commenter dans leur ensemble.

Globalement, l’Acsiel note une tendance haussière en général des différents secteurs, même si la situation est à nuancer selon les industries, Ainsi, dans les domaines de l'aérospatiale, de la Défense et de la sécurité, les récents contrats spatiaux et les projets de constellations spatiales sont des facteurs de croissance indéniables. L’Acsiel considère ainsi que 50% de la production française de circuits imprimés, actuellement en forte hausse, est drainée par le marché mil/aéro.

Dans l’automobile, on constate une nette accélération, aussi bien du côté de l’électronique de puissance que du côté de l’électronique de sécurité, de contrôle et de confort, et jusqu’à l’électronique du véhicule autonome. Ces applications génèrent de nouveaux besoins en matière de capteurs, composants, connecteurs, cartes électroniques, moyens de production, moyens de tests, aussi bien chez les acteurs historiques que chez de nouveaux entrants qui apportent leur expertise.

Sur le marché des télécommunications, où le rôle industriel de la France est désormais limité, l’Acsiel note que l’accélération du programme de déploiement de la fibre optique d’une part et les développements de la téléphonie de 5e génération entraînent des investissements, en particulier en moyens de test et mesure.

Enfin, sur les marchés industriels (mécatronique/robotique, médical, énergie, industrie ferroviaire) traditionnellement très fragmentés, l’Acsiel constate une croissance régulière grâce à une innovation constante de la part des acteurs et des programmes fédérateurs tels que l’industrie du futur.

En conclusion l’Acsiel souligne que « si la R&D française sait innover, il lui faut de grands projets à servir, et si la créativité française s’épanouit dans l’Internet des objets, il reste parfois difficile d’industrialiser en France. Il faut donc poursuivre l’effort, de la part de tous les acteurs de cette industrie, mais aussi de la part des pouvoirs publics ».

 

 Les courbes correspondent à une moyenne glissante sur quatre trimestres, par rapport à un niveau de référence fixé à la moyenne des quatre trimestres de l’année 2010.

Sur le même sujet