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Selon Ericsson, le nombre de connexions IoT cellulaires dépassera la barre des 4 milliards d’ici à 2024

Publié le 29 novembre 2018 à 10:10 par Pierrick Arlot        Perspective

Ericsson Mobility Report

Selon Ericsson, l’essor des technologies NB-IoT et Cat-M1 (i.e. LTE-M), introduites dans les spécifications 3GPP depuis la Release 13 en 2016, est à l’origine de l’explosion du nombre de connexions IoT cellulaires, estimé à 4,1 milliards d’ici à 2024, dont 2,7 milliards pour la seule Asie du Nord-Est. Un chiffre qui témoigne à la fois de l’ambition des opérateurs dans cette partie du monde, et notamment celle des opérateurs chinois très impliqués dans le déploiement massif du NB-IoT, et de la taille du marché de l’IoT cellulaire dans cette zone géographique.

Plus globalement, peut-on lire dans la dernière édition du rapport de l’équipementier télécoms sur la mobilité, la 5G devrait couvrir plus de 40% de la population mondiale d’ici à la fin 2024 et atteindre 1,5 milliard d’abonnés au très haut débit mobile. Ce qui devrait faire de la 5G la technologie de radiocommunication mobile la plus rapidement déployée sur le terrain à l’échelle mondiale. L’augmentation de la capacité réseau, la réduction du coût par gigaoctet transféré et la capacité de la 5G à couvrir de nouveaux cas d’usage expliquent cet engouement, précise Ericsson.

L’Amérique du Nord et l’Asie du Nord-Est devraient jouer un rôle moteur dans cet essor. D’après les prévisions, la 5G s’arrogera en Amérique du Nord 55 % des abonnements mobiles d’ici à la fin 2024. En Asie du Nord-Est, elle dépassera les 43 %, contre environ 30% en Europe de l’Ouest. Entre 2018 et 2024, le trafic total de données véhiculées par les réseaux mobiles devrait au global être multiplié par cinq, les réseaux 5G acheminant à eux seuls un quart du trafic mobile d’ici à la fin de la période considérée, précise encore le rapport de l’équipementier nordique.

On notera que le trafic de données mobiles a enregistré au 3e trimestre 2018 une progression de près de 79 % par rapport à la même période de l’année précédente, soit le taux le plus élevé depuis 2013. Cet essor spectaculaire au niveau mondial doit beaucoup à l’explosion du trafic de données par smartphone en Asie du Nord-Est (principalement en Chine). Avec 7,3 gigaoctets par mois, soit une augmentation d’environ 140 % entre fin 2017 et fin 2018, la région enregistre le 2e taux le plus élevé de trafic de données par smartphone. C’est l’équivalent d’environ 10 heures/mois de streaming vidéo en qualité HD. L’Amérique du Nord reste cependant en tête du trafic de données par smartphone, avec des prévisions de 8,6 gigaoctets par mois d’ici la fin de l’année, soit l’équivalent de plus de 12 heures/mois de streaming vidéo en HD.

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