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Selon Ericsson, 20% du trafic de données transitera par les réseaux 5G dès 2023

Publié le 13 juin 2018 à 11:33 par Pierrick Arlot        Perspective

Ericsson Mobility Report

Selon le dernier rapport en date d’Ericsson sur la mobilité, plus d’un milliard d’abonnements 5G seront souscrits d’ici à la fin 2023, soit 12% environ du nombre total d’abonnements mobiles, une évolution stimulée par le besoin d’un haut débit mobile aux capacités améliorées. Si les premiers grands déploiements de la 5G sont attendus à partir de 2020, c’est l’Amérique du Nord qui devrait jouer un rôle moteur dans l’essor de la cinquième génération de la téléphonie mobile, les principaux opérateurs américains ayant prévu un déploiement de la 5G entre fin 2018 et mi-2019. D’ici la fin 2023, Ericsson anticipe que près de 50 % de tous les abonnements mobiles souscrits en Amérique du Nord devraient être des abonnements 5G. Un pourcentage qui chute à 34% et 21% respectivement pour l’Asie du Nord-Est et l’Europe de l’Ouest.

Parallèlement, l’équipementier estime que le trafic de données mobiles va être multiplié par huit sur la période considérée, à hauteur de près de 107 exaoctets par mois, soit l’équivalent de 10 heures de streaming vidéo Full HD pour chaque abonné mobile dans le monde. Une explosion qui profitera à la 5G puisque, d’ici à 2023, plus de 20% du trafic mondial de données mobiles devraient transiter par des réseaux 5G, équivalant à 1,5 fois le trafic 4G/3G/2G total actuel.

A l’instar des précédentes technologies mobiles, la 5G devrait être déployée en priorité dans les zones urbaines de forte densité, avec pour premiers cas d’usage commerciaux le haut débit mobile amélioré et l’accès fixe sans fil. Côté industriel, la 5G impactera aussi les secteurs de l’automobile, de la production manufacturière, de l’énergie ou encore de la santé, souligne Ericsson qui prévoit par ailleurs l’arrivée d’une première génération de terminaux 5G purement données à partir du deuxième semestre 2018. Les premiers smartphones commerciaux compatibles 5G et exploitant les bandes de fréquence intermédiaires (aux alentours de 3,5 GHz) devraient normalement voir le jour début 2019 ; ils seront suivis quelques mois plus tard par les modèles travaillant dans les bandes millimétriques.

Le rapport d’Ericsson pointe aussi la progression rapide du nombre de connexions cellulaires pour l’Internet des objets qui a quasiment doublé depuis novembre 2017. Selon l’équipementier, ce nombre devrait franchir la barre des 3,5 milliards d’ici à 2023, sous l’impulsion notamment des déploiements à grande échelle menés en Chine. Les technologies NB-IoT et LTE Cat-M1 (LTE-M), destinées au déploiement massif de l’IoT cellulaire, sont le moteur de cette croissance, estime Ericsson, en permettant aux fournisseurs de services d’améliorer leur efficacité et d’apporter de la valeur ajoutée aux clients.

A ce jour, on recense dans le monde plus de 60 réseaux IoT cellulaires bâtis par les opérateurs mobiles sur la base de ces technologies et des infrastructures LTE sous-jacentes. Les cas d’usage vont de la logistique et de la gestion de flottes (particulièrement aux Etats-Unis) à l’agriculture et aux villes intelligentes (notamment en Chine).

« 2018 sera l’année des premiers déploiements commerciaux des réseaux 5G, de même que celle des déploiements à grande échelle de l’IoT cellulaire, commente Fredrik Jejdling, vice-président exécutif et directeur de l’activité Réseaux d’Ericsson. Ces technologies promettent des capacités nouvelles qui auront un impact sur la vie des gens et transformeront les industries. Ce changement n’interviendra toutefois que si les différents acteurs industriels et les organismes de régulation combinent leurs efforts en vue d’une harmonisation du spectre, des normes et des technologies. »

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