Récupération d’énergie ambiante : le protocole radio open source du français Arveni séduit

Arveni

Pionnier de la récupération d’énergie ambiante (energy harvesting), la société française Arveni, qui a lancé en 2014 ses premiers interrupteurs sans fil et sans pile pour éclairage, étoffe irrésistiblement son écosystème. ...Gratuit et disponible en open source, le protocole de communication radio qu’elle a développé et baptisé du nom de Sarah (Smart Radio Protocol by Harvesters for Building Automation) a en effet séduit d’autres industriels, en l’occurrence le polonais Zamel, spécialiste de la commande de motorisation pour stores et volets roulants, et le groupe français Arcom, concepteur et intégrateur d’automatismes pour le confort et la maîtrise de l’énergie.

Rappelons qu’Arveni (dont L’Embarqué a tracé un portrait en 2013) a développé un microgénérateur autonome qui s‘avère apte à transformer avec d’excellents rendements une énergie mécanique fournie sous forme impulsionnelle ou vibratoire en une énergie électrique suffisante pour alimenter un capteur, un microcontrôleur et un circuit radio. Pour la communication entre ses interrupteurs sans pile et ses récepteurs radio pour éclairage, le Français a opté pour son propre protocole, même si, sur demande, Arveni peut implémenter des protocoles standard comme Z-Wave ou ZigBee Green Power. Proposé gratuitement à des sociétés tierces parties, Sarah exploite la bande des 868 MHz, s’appuie sur une modulation FM 2-FSK et supporte des débits jusqu’à 125 kbit/s. Dynamique, la longueur des trames de données utiles (entre 0 et 255 octets) est inscrite dans les messages eux-mêmes, ce qui autorise la communication bidirectionnelle, l'envoi de grandes quantités de données, la sécurisation du message (AES128), etc.

« Le protocole Sarah séduit et nous constituons petit à petit un écosystème de PME afin que nos partenaires et nous-mêmes proposions des solutions globales pour la gestion sans fil et sans pile de l’éclairage, des stores, des volets roulants, des VMC d’un bâtiment », commente Jean-Frédéric Martin, fondateur et dirigeant de l’entreprise rhodanienne qui commercialise son offre à 90% vers une clientèle professionnelle (les installateurs électriciens en particulier).

A noter qu’Arveni, qui a récemment étoffé son catalogue d’un nouveau récepteur d’éclairage avec gradation, centralisation et minuterie intégrées, termine actuellement le développement d’un détecteur d’ouverture/fermeture purement mécanique permettant par exemple d’allumer ou d’éteindre un système d’éclairage, une climatisation, etc. A suivre donc !