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Objets connectés : les Français préfèrent ceux liés à la santé, selon l’Atelier BNP Paribas

Publié le 09 décembre 2013 à 14:47 par François Gauthier        Conjoncture

Objets Connectés pour la santé

Les objets connectés à Internet sont-ils appelés à devenir les nouveaux partenaires santé des Français ? A en croire l’enquête menée par l’Atelier BNP Paribas et l’Ifop auprès de plus de 1000 personnes, c’est bel et bien le cas. Si seulement  11 % des Français possèdent à l’heure actuelle au moins un objet connecté, la moitié de ces heureux propriétaires utilisent en effet ce type d’objets pour surveiller ou améliorer leur santé. Avec un niveau de confiance relativement élevé, puisque 61% d'entre eux sont faborables à un partage des données recueillies par l’objet connecté avec un représentant du corps médical. Mieux, 38% estiment même que ces objets connectés pourraient être considérés comme des soins médicaux à part entière.

Sur un marché immense où l’on estime qu’il existe d’ores et déjà 15 milliards d’objets connectés sur Terre, et qu’il en existera 80 milliards à l’horizon 2020, la connaissance de l’existence même des objets connectés n’est que peu répandue, soulignent toutefois les auteurs de l’enquête. Une des raisons avancées est que les professionnels de santé n’apparaissent pas comme particulièrement moteurs dans la diffusion des objets à vocation médicale. En effet, selon l’Atelier BNP Paribas, seuls 16% des possesseurs d’objets connectés en ont eu connaissance par leur pharmacien et 9% seulement via le corps médical. 

« Aujourd'hui les objets connectés de mesure ciblent le grand public et passent par les grandes surfaces. C’est une stratégie délibérée, mais cela les coupe à contrario de la prescription potentielle du corps médical et de la caution morale associée », commente Matthieu Soulé, analyste stratégique à L’Atelier.

L’étude souligne aussi que ces possesseurs d’objets connectés ont choisi d’utiliser ces outils avant tout dans une optique d’optimisation de leur bien-être physique. Mais, si un utilisateur sur deux assure utiliser ces objets pour surveiller ou améliorer un élément de sa santé, seule une minorité s’astreint à un suivi strict des données puisque seuls 13% déclarent les relever quotidiennement. Une des explications tient au fait, selon l’Atelier, que les écosystèmes qui recueillent et analysent les données ne sont pas encore matures. Au-delà, l’étude avance une autre source d’inquiétude : la difficulté des utilisateurs à maîtriser la mesure même des paramètres physiques. Pire, la moitié des Français émettent des doutes quant à l’efficacité de la mesure ! Dans ce cadre, le potentiel de mise en place d’une plate-forme de collecte et d’analyse des données et de suivi médical dont l’accès serait payant pourrait se révéler porteur, souligne les auteurs de l’enquête.  

La totalité des résultats de cette étude est disponible gratuitement en téléchargement ici.

 

Parmi les objets liés à la santé utilisés par les Français (voir ci-dessous), seule une minorité est d'ores et déjà connectée à Internet. Ainsi, seuls 6% des pèse-personnes et 2% des tensiomètres seraient "connectés". 

 

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