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Nokia prend la tête du projet Hexa-X, initiative phare de l’Europe vers la génération 6G des réseaux mobiles

Publié le 07 décembre 2020 à 11:54 par Pierrick Arlot        Architecture

Hexa-X

Dans le cadre du programme de recherche et d’innovation H2020 de l’Union européenne, la Commission européenne a donné son feu vert, et le financement ad hoc, au projet Hexa-X, présenté comme le fer de lance du vieux continent en matière de technologies et cas d’usage pour la future 6G, la prochaine génération de réseaux de communication mobiles dont le déploiement commercial est prévu à partir de 2030.

Hexa-X, dont le lancement officiel est prévu le 1er janvier 2001 pour une durée de deux ans et demi, réunit sous la houlette de Nokia un consortium d’une vingtaine d’entreprises, d’universités et de laboratoires de recherche dont Ericsson, Atos, b<com>, le CEA, Intel, Orange, Nextworks, Qamcom, Siemens, TIM, Telefonica et Wings ICT Solutions.

Selon les partenaires du projet, la définition des bases techniques des systèmes sans fil 6G nécessite de défricher six axes de recherche et de relever les défis afférents. Premier axe : les technologies d’intelligence artificielle et d’apprentissage automatique, qui vont devenir des outils vitaux et fiables pour améliorer l’efficacité et l’expérience de service vues par les utilisateurs. Deuxièmement, il va falloir être capable d’agréger plusieurs types de ressources pour créer un écosystème numérique de plus en plus capable, intelligent et hétérogène afin de réaliser un réseau de réseaux unique, assurent les membres du consortium Hexa-X.

La pérennité est le troisième défi à relever avec la mise en place d’une infrastructure numérique énergétiquement optimisée pour une empreinte environnementale mondiale réduite des technologies de l’information et des télécommunications (TIC). Assurer une couverture de service mondiale, y compris pour les zones difficiles d’accès, et garantir simultanément des débits extrêmement élevés, des temps de latence imperceptibles, une capacité apparemment sans limite, une localisation et des fonctions de détection précises sont également en ligne de mire. Enfin, sixième défi, il faudra garantir la confidentialité et l'intégrité des communications et assurer la protection des données, une résilience opérationnelle et la sécurité.

« Même s’il reste encore beaucoup d'innovations à apporter à la 5G avec la publication des Releases 16 et 17 des spécifications 3GPP, nous explorons déjà la 6G, indique Peter Vetter, Head of Access and Devices chez Nokia Bell Labs. À l'ère de la 6G, nous verrons des applications qui non seulement connecteront les humains aux machines, mais également connecteront les humains au monde numérique. De telles connexions sécurisées et privées pourront être utilisées pour mettre en place des soins de santé préventifs ou même créer un réseau 6G avec un sixième sens qui comprendra intuitivement nos intentions, rendant nos interactions avec le monde physique plus efficaces et anticipant nos besoins, pour une productivité améliorée. »

Pour rappel, Nokia Bell Labs développe des briques de base pour les prochaines Releases 16 et 17 des spécifications 3GPP qui vont s’avérer essentielles pour la transformation numérique des secteurs verticaux industriels, telles que la 5G New Radio (NR) dans les bandes de spectre accessibles sans licence, et l’interface NR-Light pour prendre en charge l'IoT massif avec un débit moyen pour les capteurs et des capacités de localisation.

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