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Microchip met en orbite des microcontrôleurs Arm Cortex-M7 durcis contre les rayonnements

Publié le 02 avril 2019 à 12:54 par Pierrick Arlot        Composant  Microchip

Microchip

A l’instar de leurs collègues officiant dans d’autres secteurs industriels, les ingénieurs spécialistes des applications spatiales doivent réduire les temps et les coûts de développement, et ce tout en mutualisant leurs développements sur divers projets dont les contraintes en termes de résistance aux rayonnements ionisants ne sont pas forcément les mêmes. Afin de répondre à leurs besoins, Microchip lance ce que la société de semi-conducteurs présente comme les premiers microcontrôleurs à cœur Arm qui associent les coûts réduits et le large écosystème d’une technologie disponible sur étagère (COTS) à des versions qualifiées pour le spatial et dotées de différents niveaux de résistance aux rayonnements.

Bâties sur les fondations du microcontrôleur SAMV71 (d’origine Atmel) qualifié pour l’automobile, les références SAMV71Q21RT, « tolérante » aux rayonnements, et SAMRH71, « durcie » contre les rayonnements, se déploient autour du cœur Arm Cortex-M7. Le premier modèle, qui cible les applications NewSpace comme les constellations de satellites en orbite basse, s’accommode d’une dose totale ionisante (TID) de 30 krad (Si) et résiste aux ions lourds. Le microcontrôleur SAMRH71, quant à lui, est plutôt calibré pour les missions lointaines (Deep Space), tolère des doses TID de 100 krad et se distingue par une absence d’interruptions fonctionnelles par effet singulier (SEFI) avec garantie d’intégrité de la mémoire sécurisée. Les deux composants sont totalement immunisés contre les effets singuliers de latch-up (SEL) jusqu’à 62 MeV.cm2/mg.

Selon Microchip, les microcontrôleurs SAMV71Q21RT et SAMRH71 permettent aux développeurs logiciels de commencer leurs travaux sur le composant de type COTS SAMV71 avant de migrer vers ses homologues qualifiés pour le spatial, ces derniers partageant avec le SAMV71 le même écosystème logiciel (chaîne d’outils de développement, bibliothèques logicielles, BSP, OS…). Côté connectivité, les deux circuits disposent d’interfaces CAN FD et Ethernet AVB/TSN afin de coller à l’évolution des demandes dans le domaine spatial. Le SAMRH71, en cours d’échantillonnage (le SAMV71Q21RT est d’ores et déjà disponible en volume), propose en sus des interfaces SpaceWire et MIL-STD-1553 pour le contrôle et la gestion de données à haut débit jusqu’à 200 Mbit/s.

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