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Les nouveaux réseaux de satellites connecteront 24 millions d’objets IoT d’ici à 2024

Publié le 11 juillet 2019 à 12:22 par Pierrick Arlot        Perspective

IoT satellite

Selon la société d’études ABI Research, 24 millions de connexions IoT se feront par satellite à l’horizon 2024, les plus fortes progressions étant attendues sur les domaines de l’agriculture et du suivi d’actifs sur terre, sur mer et dans les airs. Ces marchés verticaux souffrant aujourd’hui du manque de fiabilité des infrastructures terrestres, précise l’analyste. « Les réseaux cellulaires terrestres ne couvrent que 20% de la surface du globe tandis que les réseaux de satellites ont la possibilité de couvrir l’intégralité de la planète, du pôle Nord ou pôle Sud, indique Harriet Sumnall d’ABI Research. L’extension des constellations de satellites actuellement en orbite et celles qui vont être déployées dans les années qui viennent permettront une connectivité encore plus globale. »

Le suivi maritime et aérien est un marché particulièrement important pour le secteur spatial, ajoute la société d’études, notamment dans le cadre du système de surveillance coopératif pour le contrôle du trafic aérien ADS-B et le système de positionnement d’identification maritime AIS. Ces technologies changent la donne dans l’industrie spatiale et des initiatives récentes ont démontré les capacités de suivi haut de gamme à partir de gros satellites au sein de constellations multiples. Selon ABI Research, les choses devraient encore se démocratiser avec la mise en place de technologies radio définies par logiciel SDR et l’utilisation de nanosatellites.

Plus globalement, les fournisseurs de satellites historiques comme Inmarsat et GlobalStar voient se lever de multiples concurrents, tant du côté des start-up que de poids lourds comme Amazon ou SpaceX qui lancent ou comptent lancer des satellites en orbite basse (LEO) pour satisfaire, entre autres, le marché de l’Internet des objets. Certes, souligne la firme d’analystes, les satellites LEO s’avèrent coûteux au moment de la mise en place d’une constellation, puisqu’il en faut un nombre suffisant pour offrir la couverture envisagée. Toutefois, à long terme, ils devraient s’avérer plus rentables que les gros satellites traditionnels pour les applications IoT. Les fournisseurs de satellites historiques devront non seulement envisager une baisse de leurs tarifs pour rester compétitifs par rapport aux nouveaux venus mais également s’assurer qu’ils restent pertinents sur le marché, indique ABI Research. « Dès que le marché aura mûri, les stratégies tarifaires vont s’ajuster afin que les options de connectivité IoT par satellite soient compétitives par rapport aux options terrestres », anticipe Harriet Sumnall.

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