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L’ANFR va faciliter l’utilisation des fréquences hertziennes par les start-up du numérique

Publié le 12 décembre 2017 à 07:12 par Pierrick Arlot        Conjoncture

ANFR

En réponse à l’appel à projets lancé par le gouvernement dans le cadre du programme Investissements d’avenir du Secrétariat général pour la modernisation de l’action publique, l’Agence nationale des fréquences (ANFR) a été sélectionnée pour deux projets tournés vers l’accompagnement des start-up sur le marché du numérique. Les deux projets retenus s’inscrivent dans une démarche qui vise à adapter la gestion administrative des fréquences à la multiplication des usages liés à la connectivité sans fil et développés par les start-up du numérique.

Le premier, qualifié de FreqLab (ou Open FabLab des fréquences), s’articule autour d’un espace de travail et de rencontre entre entrepreneurs et experts de l’ANFR, afin de faciliter l’utilisation des fréquences par les start-up. L’ANFR souhaite ainsi favoriser la diffusion et la capitalisation des connaissances en matière d’innovations dans le domaine des radiofréquences. Le rôle du FreqLab sera d’accompagner, d’expliquer et de transmettre l'expertise de l'ANFR pour aider les start-up à se développer sur un marché de plus en plus concurrentiel. L’Agence a également pour mission d’améliorer la coordination des projets qui lui seront soumis, notamment dans les domaines de l’Internet des objets et de la 5G, avec les acteurs publics concernés.

Le deuxième projet de l’ANFR qui a été retenu propose une gestion dynamique des bandes de fréquence par la blockchain. Ce projet s’inscrit dans le cadre du développement croissant du secteur du numérique et de l’accès sans fil, grâce aux fréquences. L’essor de nombreuses start-up dans ce secteur rend toutefois nécessaire une gestion plus souple et réactive du spectre des fréquences. Dans cette perspective, l’ANFR propose un service qu'elle qualifie d'inédit dans le secteur public, qui permettrait de planifier et de gérer fréquences localement, quel que soit le volume des demandes, avec l’assurance qu’elles ne seront ni brouillées ni occupées par un autre acteur.

En coordination avec les administrations titulaires des bandes de fréquence concernées, ce mécanisme permettra de répondre aux demandes croissantes sur des marchés très compétitifs, caractérisés à la fois par de fortes dynamiques et des exigences essentielles de sécurité.

Les deux projets conduits par l’ANFR s’inscrivent dans une logique nouvelle d’ouverture du secteur public, pour mieux répondre aux attentes des nouveaux acteurs du numérique. A cet égard, l’ANFR précise qu’elle est désormais présente dans les espaces French Tech de l’incubateur de start-up Station F pour les accompagner.

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