L'embarqué > Marchés > Conjoncture > Lancement des premières études pour un drone européen de la Défense

Lancement des premières études pour un drone européen de la Défense

Publié le 19 mai 2015 à 11:13 par François Gauthier        Conjoncture

Drone MALE

Dans une déclaration commune publiée lundi 18 mai, les ministres de la Défense de la République fédérale d’Allemagne, Ursula von der Leyen, de la République italienne, Roberta Pinotti, et de la République française, Jean-Yves Le Drian, ont confirmé leur soutien au développement d’un drone européen de la Défense de type MALE (Moyenne Altitude Longue Endurance) qui pourrait voir le jour à l’horizon 2025. Une déclaration qui fait suite à une proposition commune des industries des trois pays formulée à l’été 2014 et qui enclenche le démarrage d’une étude de définition d’une durée de deux ans afin de préparer la phase de développement proprement dite du drone MALE.

L’objectif de cette étude est de déterminer un ensemble de prérequis opérationnels et d’élaborer un prototype répondant à une expression de besoin commun en termes de performance, de calendrier et de coût. Les principaux paramètres pris en compte dans le cadre de l’étude de définition seront les critères de navigabilité et les aspects certification afin de permettre l’insertion de cet engin dans l’espace aérien européen. Les missions de ce drone une fois opérationnel seront le renseignement à longue distance, la surveillance et la reconnaissance avec différentes capacités de charge utile (sans qu'il soit question pour le moment d'armement). 

Le contrat pour l’étude de définition sera attribué dans le courant de l’année. L’OCCAR (Organisation conjointe de coopération en matière d'armement), une organisation intergouvernementale européenne, exercera la conduite du programme, l’AED (Agence européenne de la Défense) apportant son soutien dans les domaines de l’insertion dans le trafic aérien, de la navigabilité et de la certification.

D’ores et déjà, les sociétés Airbus Defence and Space, Dassault Aviation et Finmeccanica, qui feront partie intégrante de ce programme, se félicitent officiellement dans un communiqué de presse de cette décision. On notera que le britannique BAE Systems ne fait pas partie de ce programme, étant déjà engagé sur un autre projet franco-britannique de drone, de combat cette fois-ci, en l'occurrence le FCAS (Future Combat Air System), avec, entre autres, les français Dassault Aviation et Thales. 

Sur le même sujet