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La version 4.2.1 des spécifications Autosar prend mieux en compte Ethernet et CAN FD

Publié le 15 janvier 2015 à 12:37 par François Gauthier        Développement

Autosar

L’organisme Autosar (Automotive Open System Architecture), en charge de la définition du standard éponyme, souligne les évolutions de la dernière version en date d'Autosar (la version 4.2.1), en particulier au niveau de la prise en compte des technologies réseau émergentes dans l'automobile comme Ethernet. Cette version intègre en particulier une nouvelle fonction de sérialisation entre émetteur et récepteur au sein de l’environnement d’exécution RTE (Run Time Environment). Il s’agit ici d’assurer la transformation automatique de structures de données volumineuses et complexes en un flot d’octets sérialisés côté émetteur (et l’inverse côté récepteur). Ce mécanisme qui fonctionne avec des communications de type sender/receiver ou client/serveur s’applique sur des flots de données entre calculateurs virtuels ou entre microcontrôleurs au sein d’un même calculateur. L’objectif étant ici de limiter les efforts de configuration tout en optimisant les performances et en assurant la sécurité des transferts de données via une série de contrôles.

La version 4.2.1 intègre aussi des méthodes de configuration d’un réseau Ethernet pour l’automobile et la description de réseaux commutés configurables (un commutateur Ethernet par exemple) à partir d’un calculateur Autosar à architecture mono ou multicœur. L’idée sous-jacente étant de pouvoir modéliser facilement les paramètres de configuration des réseaux Ethernet avec, en outre, la définition d’un processus d’autoapprentissage automatique ou semi-automatique des configurations des calculateurs Ethernet.

Au-delà, cette version 4.2.1 prend en charge l’extension des interfaces CAN existantes, notamment celles du CAN FD, la synchronisation d’horloge pour les dispositifs de commande d’un réseau, et le support de la notion de sûreté de fonctionnement dans la méthodologie Autosar ainsi que dans les formats d’échange de données.

Enfin, signalons la possibilité d’intégrer des développement liés à la plate-forme logicielle Genivi, via le support du protocole SOME/IP (pour Scalable service-Oriented MiddlewarE over IP, middleware pour l’automobile utilisé pour le contrôle des messages), et la possibilité de convertir des descriptions de composants Autosar vers le langage Franca-IDL, propre à Genivi.

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