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Kontron lance à son tour une carte embarquée au format VPX bâtie sur le Xeon D 14 nm

Publié le 19 août 2015 à 11:42 par Pierrick Arlot        Sous-système Kontron

Kontron carte VPX Xeon D

Après Curtiss-Wright, Mercury Systems et X-ES, trois fournisseurs de cartes embarquées officiant plus particulièrement dans les domaines de la Défense et de l'aérospatial, c’est au tour du fabricant allemand Kontron, lui aussi bien implanté sur ces secteurs, de dévoiler un premier calculateur-lame au format VPX basé sur le processeur Xeon D qu'Intel a annoncé en mars 2015. Un circuit qui s'avère à la fois le premier SoC de cette famille de circuits haut de gamme de classe serveur et le premier Xeon 14 nm à microarchitecture Broadwell réellement au catalogue du géant américain.

Durcie pour répondre aux contraintes des environnements les plus difficiles et optimisée en termes d’encombrement, de poids, de consommation et de coût (SWaP-C), la carte 3U VPX VX3058 de Kontron est basée sur la version à huit cœurs du Xeon D et dispose, côté fond de panier, de deux ports 10GBase-KR (Ethernet à 10 Gbit/s) et de 8 liens PCI Express Gen3. Equipé de diverses options d’extension via des mezzanines (XMC, stockage, graphique, M.2, entrées/sorties), le calculateur est fourni avec l’API VxFabric de Kontron qui étend le protocole TCP/IP sur l’infrastructure PCI Express et qui, associée avec les technologies de commutation avancées de l’Allemand, permet d’augmenter significativement la bande passante des entrées/sorties. La carte VX3058 est par ailleurs compatible broche à broche avec le modèle VPX de précédente génération VX3044 qui disposait déjà d’interfaces Ethernet 10 Gbit/s et PCIe Gen3 vers le fond de panier.

Avec ce produit, Kontron cible plus particulièrement les applications de serveur et de calcul embarqué de hautes performances en milieu militaire et, plus particulièrement, celles où il faut implanter sur la même plate-forme matérielle des architectures à plusieurs machines virtuelles et où des charges de travail indépendantes et isolées les unes des autres doivent partager dynamiquement les mêmes ressources (traitement de données détectées par des radars ou des sonars, calcul massivement parallèle de cybersécurité, analyse d’informations, etc.).      

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