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Interfaces cerveau-machine : un marché de plus de 200 millions de dollars dès 2020 ?

Publié le 07 septembre 2015 à 10:55 par Pierrick Arlot        Perspective

Interface Neuronale Directe

Poussées par le succès rapide des dispositifs électroniques portés sur soi et par les avancées récentes des recherches dans le domaine des neurosciences, certaines sociétés vont lancer avant la fin de l’année des produits d’interface cerveau-machine (BMI, Brain-to-Machine Interface) ou d’interface neuronale directe permettant la communication entre un cerveau et un équipement externe. Si l’on en croit la société d’études ABI Research, le marché des produits BMI à usage grand public ou médical (pour l’assistance, l’amélioration ou la réparation de fonctions humaines par exemple) va avoisiner les 10 millions de dollars dès cette année (9,7 M$ exactement) pour 20 000 unités commercialisées, et se hisser à hauteur de 205 millions de dollars en 2020 (pour 850 000 unités).

« Les joueurs passionnés seront les premiers utilisateurs de telles interfaces, indique Jeff Orr, directeur d’études chez ABI Research. L’association de la réalité augmentée, du suivi oculaire et de casques à interface cerveau-machine offrira un avantage indéniable aux joueurs d’élite dans les jeux vidéo multijoueurs et temps réel. » Dans le domaine du médical, des essais cliniques ont par ailleurs démontré l’intérêt de modules électroniques implantés dans le cerveau pour améliorer le confort de vie de certains patients atteints de troubles graves de la motricité ou des facultés cognitives.

Selon ABI Research, ce sont l’Amérique du Nord et l’Europe de l’Ouest qui ont pris les devants en matière d’interfaces cerveau-machine (et tout particulièrement les Etats-Unis et le Royaume-Uni). « La région Asie Pacifique, emmenée par le Japon, devrait toutefois connaître la plus forte progression en volume et en valeur dans les cinq prochaines années, en raison des progrès significatifs réalisés par la recherche médicale dans ce pays et d’une communauté d’acheteurs de produits grand public high-tech particulièrement avertie », ajoute Jeff Orr.