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Conduite autonome : la start-up américaine Helm.ai lève 13 millions de dollars

Publié le 06 avril 2020 à 11:15 par François Gauthier        Conjoncture

Conduite autonome : la start-up américaine Helm.ai lève 13 millions de dollars

Fondée en 2016 par le mathématicien Vlad Voroninski, la start-up califonienne Helm.ai a levé fin mars 13 millions de dollars, principalement auprès des fonds d’investissement A.Capital Ventures, Amplo, Binnacle Partners, Sound Ventures, Fontinalis Partners et SV Angel auxquels se sont joints une douzaine d’investisseurs privés. Helm.ai a développé un logiciel destiné aux systèmes d’aide à la conduite de véhicule autonome, dont la particularité est d'utiliser une forme d'apprentissage non supervisé, c’est-à-dire ne requérant pas de grosses masses de données taguées.

La solution d’Helm.ai est agnostique vis-à-vis des plates-formes de calcul ou des capteurs mis en place dans les voitures et essaie de comprendre les données collectées par le véhicule grâce à un algorithme innovant d’apprentissage profond. A la différence de la plupart des solutions actuelles, Helm.ai ne s’appuie pas, pour la phase d’apprentissage, sur des données issues de simulation ou des données collectées lors d’essais sur route. Helm.ai affirme que sa méthode d'apprentissage se passe de ces étapes, autorisant une réduction des cycles de développement, et donc des coûts. La start-up se fonde pour ce faire sur une analyse sémantique d'objets visualisés sur une grille de segmentation afin d'entraîner ses réseaux de neurones, sans que la jeune société ne donne beaucoup de détails sur son approche.

Helm.ai, qui s’appuie d’ores et déjà sur une équipe d’une quinzaine de personnes, mettra à profit les 13 millions de dollars récoltés pour financer son équipe d’ingénierie et passer du stade de concept opérationnel à celui de logiciel industrialisé. L’objectif étant de proposer des licences d'utilisation du logiciel pour deux cas d'usage : les systèmes avancés d'assistance au conducteur de niveau 2 que l'on trouve dans les véhicules de tourisme et une version pour les parcs de véhicules autonomes de niveau 4.

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