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Avec l’i.MX RT, NXP veut cumuler le meilleur des microcontrôleurs et des processeurs d’application

Publié le 25 octobre 2017 à 12:37 par Pierrick Arlot        Composant  NXP

i;MX 7RT

Fournir "en même temps" les performances élevées et les capacités fonctionnelles des processeurs d’application, et la simplicité d’utilisation et le fonctionnement déterministe et temps réel des microcontrôleurs traditionnels. Tel est l’objectif que s’est fixé NXP avec la famille i.MX RT, dévoilée à l’occasion de la manifestation ARM TechCon qui se tient du 24 au 26 octobre 2017 à Santa Clara (Californie).

Qualifiés de processeurs « crossover » (que l’on pourrait traduire par métissé, croisé ou hybride), les i.MX RT, bâtis sur un cœur ARM Cortex-M7, sont censés offrir un très haut niveau d’intégration et des expériences utilisateur évoluées (avec écran, graphiques et audio) tout en réduisant les coûts système. A ce titre, ils embarquent de la mémoire SRam haute densité, un convertisseur DC-DC ainsi que des interfaces rapides vers de la mémoire externe, éliminant le recours à de la flash embarquée, plus onéreuse et plus coûteuse à programmer, assure NXP.

Le modèle i.MX RT1050, d’ores et déjà disponible au prix de 2,98 dollars par quantité de 10 000 pièces, est le plus performant de la nouvelle famille. Cadencé à 600 MHz, il est présenté comme 50% plus rapide que n’importe quel autre produit à cœur Cortex-M7 et plus de deux fois plus véloce que les microcontrôleurs Cortex-M4 existants. En associant un cœur Cortex-M7 et 512 Ko de SRam à mémoire étroitement couplée (TCM), un délai de latence sur interruption de seulement 20 ns peut être atteint, ce qui constituerait un record mondial pour les processeurs à architecture Cortex, pour un score CoreMark de 3 020 et une puissance de 1 284 DMips (là aussi des records pour un microcontrôleur Cortex-M7).

Selon NXP, la présence d’un convertisseur DC-DC élimine non seulement le recours à un circuit PMIC externe mais permet aussi d’atteindre une éco-efficacité en mode actif (CoreMark par mW) de deux à quatre fois meilleure que celle des microcontrôleurs concurrents. En outre, à 110 µA/MHz (à plein régime), l’i.MX RT1500 serait de deux à trois fois meilleur que ses homologues à cœur Cortex-M7 concurrents. Doté d’un accélérateur graphique et de multiples interfaces mémoire optionnelles (voir schéma ci-dessous), le circuit dispose aussi d’un moteur de chiffrement pour l’exécution de l’algorithme AES-128, l’amorçage sécurisé et le décryptage à la volée de données en mémoire flash QSPI.

« L’i.MX RT permet aux utilisateurs de monter à un niveau de performances similaire à celui d’un processeur d’application tout en bénéficiant de leurs chaînes d’outils et de leurs écosystèmes habituels, souline Geoff Lees, vice-président et directeur général en charge des microcontrôleurs chez NXP. Et la barre du gigahertz pour l’architecture Cortex-M est déjà en ligne de mire ! »

 

 

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