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Avec le Merlin Falcon, AMD muscle ses SoC hétérogènes avec du graphique haute performance

Publié le 22 octobre 2015 à 13:07 par François Gauthier        Composant  AMD

AMD Merlin Falcon

Traitement généralisé de flux vidéo 4K, banalisation des expériences immersives sonores et visuelles, renforcement de la sécurité dans les domaines de l'industriel, du médical ou des machines de jeux… Telles sont, entre autres, les grandes tendances actuelles de l'embarqué haut de gamme que souhaite adresser le fabricant de semi-conducteurs AMD en dévoilant ses processeurs 64 bits Embedded R-Series de nouvelle génération baptisés Merlin Falcon (ses prédécesseurs répondaient au doux nom de Bald Eagle). A la clé : un circuit de type SoC à architecture hétérogène composé des nouveaux cœurs x86 64 bits Excavator de la société (quatre au total) associés à la troisième génération des cœurs graphiques Radeon dotés de huit unités de calcul cadencées à 800 MHz, et à deux blocs d'amélioration de rendu d’ image. Soit une puissance totale de calcul pour ce processeur GPU de 819 Gflops. Via des accélérateurs dédiés, le SoC est aussi capable de traiter des flux vidéo HEVC (High Efficiency Video Coding) conformes à la norme H.265, tout en supportant la toute récente version 12 de la bibliothèque logicielle graphique DirectX.

L’ensemble du SoC, pensé pour gérer des traitements et calculs en parallèle, a été conçu pour respecter la spécification HSA 1.0 (Heterogeneous System Architecture) qui vise à simplifier le modèle de programmation de ce type d’architecture où les ressources de calcul disponibles peuvent coopérer lors de l’exécution de tâches exécutées en parallèle. Ainsi, la plate-forme Embedded R-Series autorise les opérations d’équilibrage de charge entre les quatre cœurs de CPU et le GPU, en s’appuyant sur l’architecture mémoire hUMA (heteregeneous Unified Memory Architecture) implantée sur le circuit. Architecture qui assure des taux de latence faibles tout en minimisant la consommation. A ce niveau, le Merlin Falcon affiche un TDP (Thermal Design Power), ou enveloppe thermique globale, de 12 à 35 W selon les applications, avec la possibilité d’un réglage de ce TDP par pas incrémentaux de 1 W. Au-delà, ce circuit est en outre équipé, pour la première fois chez AMD, d'interfaces mémoire DDR4 64 bits dotées du support de la correction d’erreur de code (ECC, Error Correction Code).

Conçu spécifiquement pour les applications embarquées, le Merlin Falcon affiche une empreinte physique de 37 x 29 mm, soit 30% de moins que les SoC Bald Eagle qui devaient être appairés avec un contrôleur annexe d'entrées/sorties (le Southbridge Bolton). A noter que ce SoC intègre aussi, via un coeur de processeur dédié, une technologie de “boot” sécurisée qui initie les séquences de démarrage du circuit, avant de démarrer les cœurs x86 eux-mêmes avec leur propre système d’exploitation.

Côté logiciel, AMD est franchement tourné vers le monde open source avec une pile Linux complète, qui va de l’OpenGL aux pilotes GFX du kernel, en passant par une pile OpenCL et le support de l’environnement Yocto.

Enfin, pour être complet, signalons d’une part qu’AMD fournit une plate-forme de développement bâtie autour du Merlin Falcon et que d’autre part plusieurs partenaires ont d’ores et déjà affiché leur soutien à cette nouvelle architecture : Mentor Graphics pour la partie développement logiciel, et l’allemand Congatec qui annonce une carte COM Express bâtie autour de ce circuit. Nous reviendrons plus en détail sur ces annonces dans les prochains jours.

 

 

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