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Aryballe et son nez électronique lèvent 6,2 millions d’euros

Publié le 10 juillet 2019 à 12:52 par François Gauthier        Conjoncture

Aryballe levée de fonds 6,1 millions

Spécialiste des technologies olfactives numériques, la jeune société française Aryballe Technologies (dont l’Embarqué a tracé un portrait détaillé en avril 2015) élargit son cercle d’investisseurs pour consolider son savoir-faire en direction des marchés de l’automobile, de l’agroalimentaire, de l’électroménager et des arômes et fragrances. Elle vient de clôturer une levée de fonds de 6,2 millions d’euros menée par deux nouveaux investisseurs stratégiques, IFF, leader mondial des arômes, parfums, nutrition et ingrédients, et Hyundai, aux côtés de ses investisseurs historiques, à savoir Catherine Dunand de Cemag Invest et Vincent Deltrieu d’Innovacom.

Ce tour de table est le second depuis la création de l’entreprise en 2014 et suit une première levée de fonds de 3,1 millions réalisée en 2016, opération qui avait vu le japonais Asahi Kasei entrer au capital. En début d’année, Aryballe a aussi annoncé la formation du Digital Olfaction Automotive Consortium (DOAC), dont le but est d’établir les standards de mesure des odeurs dans l’industrie automobile et de pousser au développement d’un capteur d’odeur universel.

« L’implantation d’une technologie de nez électronique requiert l’intégration de nombreuses disciplines dont la biochimie, l’ingénierie électronique et l’intelligence artificielle, commente Yunseong Hwang, vice-président et directeur Open Innovation Investment de Hyundai Motor. A travers le partenariat avec Aryballe, Hyundai espère développer des capteurs olfactifs pour les véhicules en vue de proposer des expériences innovantes, dont le maintien de la propreté des voitures via la détection d’odeurs, et la sécurité en détectant des odeurs intérieures caractéristiques dans le cadre par exemple d'un programme de maintenance prédictive. »

L’arrivée de ces nouveaux fonds va permettre à l’entreprise de réduire la taille de son capteur et de l'industrialiser dans des volumes élevés afin d’aller vers des réseaux de capteurs correspondant aux besoins des applications émergentes, tout en construisant une base de données d’odeurs universelle grâce à ses algorithmes et modèles d’apprentissage (machine learning) propriétaires.

Rappelons que le produit NeOse d’Aryballe est un dispositif portatif qui aspire les odeurs via un ventilateur. Les molécules viennent ensuite se fixer, par affinité, à la surface de nanocapteurs embarqués qui “imitent” les récepteurs olfactifs humains. Une fois les molécules des odeurs fixées, une photo est saisie de manière à transformer l'odeur en une signature visuelle sous forme d'un code-barres. Les informations collectées sont alors envoyées vers la base d'odeurs d'Aryballe – forte de plus de 200 odeurs - puis analysées pour trouver l'odeur associée à la signature visuelle.

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