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Ambarella glisse un processeur neuronal dans ses circuits vidéo pour automobiles et drones

Publié le 22 janvier 2018 à 10:39 par Pierrick Arlot        Composant  Ambarella

Ambarella CV22

[CES 2018] Spécialiste des circuits intégrés de traitement vidéo HD et UltraHD à basse consommation, la société de semi-conducteurs Ambarella a dévoilé début janvier à l’occasion du CES les deux premiers membres d’une famille de processeurs de vision artificielle compatibles UltraHD et bâtis sur une architecture inédite baptisée CVflow. Selon son concepteur, l’architecture CVflow, qui associe plus de 20 ans de recherche en perception environnementale à de récentes avancées en réseaux de neurones profonds (DNN, Deep Neural Network), est adaptée à l’exécution d’algorithmes de vision artificielle stéréoscopique et d’apprentissage au sein de diverses applications automobiles (systèmes ADAS, voiture autonome, rétroviseurs électroniques, équipements de vision panoramique…), de caméras de sécurité ou de drones entièrement autonomes.

Le CV1, le premier de ces processeurs de vision artificielle, s’accommode de résolutions 4K (ou huit millions de pixels) et peut détecter et reconnaître des objets génériques sans apprentissage jusqu’à 150 mètres pour des prises de décision plus fiables au sein d’applications d’assistance au conducteur ou de conduite autonome, assure Ambarella. Et ce d’autant que le bloc ISP (Image Signal Processor) intégré est capable d’effectuer du traitement à grande plage dynamique (HDR) et de fournir des images de haute qualité même dans des environnements à faible luminosité et à contraste élevé. Selon Ambarella, les utilisateurs peuvent aisément porter leurs propres réseaux de neurones sur le processeur CV1 en utilisant des outils d’apprentissage répandus comme Caffe ou TensorFlow.

Estampillé CV22, le second membre de la famille CVflow, est une puce-système SoC qui associe traitement d’image (grâce à un bloc ISP intégré), encodage vidéo 4Kp60 et vision artificielle au sein d’un seul circuit basse consommation. Fabriqué en technologie 10 nm et architecturé autour d’un quadruple cœur ARM Cortex-A53 cadencé à 1,2 GHz avec unité de calcul en virgule flottante (FPU) et extensions DSP Neon, ce processeur s’accommode lui aussi de résolutions 4K (ou huit millions de pixels), assure des fonctions de reconnaissance d'images et dispose de mécanismes de sécurité contre les attaques malveillantes (amorçage sécurisé, TrustZone, virtualisation des entrées/sorties, etc.). Le SoC, équipé de multiples interfaces (Gigabit Ethernet, bus CAN, USB 2.0 hôte et périphérique, contrôleurs SD Card, HDMI 2.0, Mipi-DSI/CSI…), peut aussi gérer plusieurs capteurs vidéo et corriger les erreurs et distorsions optiques.

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