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700 millions d’assistants virtuels seront mis en œuvre dans des véhicules à l’horizon 2024

Publié le 04 février 2019 à 10:28 par Pierrick Arlot        Perspective

Assistant virtuel automobile

Après avoir séduit le marché de la maison connectée, les technologies Alexa, Siri et autres Google Assistant vont embarquer à bord des automobiles. Selon IHS Markit, 700 millions d’assistants virtuels seront mis en œuvre dans les véhicules d’ici à 2024, que ce soit sous la forme d’une plate-forme logicielle embarquée, via un téléphone mobile ou à travers la connexion avec des appareils domestiques (Amazon Echo, Google Home, etc.).

Si l’on en croit la société d’études, 12 millions de véhicules légers seront équipés d’un assistant virtuel embarqué en 2024, c’est-à-dire d’un système où le logiciel de reconnaissance vocale et de compréhension du langage naturel réside partiellement dans l’automobile. Ces solutions s’appuient typiquement sur une unité télématique à bord et nécessitent un abonnement ad hoc. Elles utilisent des informations stockées localement pour des réponses quasi immédiates à des tâches comme la vérification de mots clés (« Alexa », « Hey Siri » ou « OK Google »), le contrôle du chauffage et de la climatisation, ou le décrochage sur appels téléphoniques. Des tâches plus complexes comme la commande à distance de dispositifs de la maison ou la recherche de points d’intérêt sont gérées dans le nuage.

Pour l’heure, précise IHS Markit, Google Assistant et Amazon Alexa se positionnent comme les premières solutions de ce type effectivement disponibles. Google Assistant Embedded ne sera toutefois accessible que sur les unités d’info-divertissement équipées de l’environnement Android Automotive, tandis qu’Amazon Alexa sera proposé sur une vaste gamme de solutions automobiles.

Ce sont toutefois les assistants personnels virtuels (VPA) associés à l’usage du smartphone qui seront prédominants dans l’automobile, prévient la société d’analystes, avec plus de 300 millions de véhicules légers équipés d’ici à 2024. Ici, les traitements et les fonctionnalités associés à l’assistant virtuel sont couplés à un framework logiciel automobile assurant l’intégration avec le smartphone comme Apple CarPlay, Android Auto ou SmartDeviceLink (SDL). Ces solutions interprètent les commandes vocales qui sont ensuite envoyées au système de reconnaissance vocale du véhicule et peuvent contrôler diverses applications au sein du middleware.

Enfin, assure IHS Markit, près de 40 millions de véhicules légers seront équipés en 2024 de solutions permettant de leur envoyer des commandes à partir d’objets connectés installés dans la maison (comme les enceintes connectées domestiques Amazon Echo et Google Home). Ces assistants virtuels permettent de démarrer à distance la voiture ou de lui envoyer des consignes de direction, mais ne peuvent pas pour l’heure contrôler des équipements embarqués.

Si Siri, Google Assistant et Alexa montent en puissance sur le marché de l’automobile, IHS Markit reconnaît toutefois qu’un certain nombre de constructeurs et d’équipementiers restent nerveux à l’idée de céder le contrôle du vocal aux GAFA et pourraient favoriser des solutions développées en interne. Un investissement qui se justifierait par une capacité à offrir alors une expérience utilisateur personnalisée et propre à leur marque, ce qu’Apple, Amazon, Baidu et autres Google restent peu enclins à proposer, précise la société d’études.   

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