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5G, nanosatellites, aéronefs stratosphériques : réunion au sommet pour identifier de nouvelles fréquences

Publié le 31 octobre 2019 à 08:55 par Pierrick Arlot        Conjoncture

CMR-19

La Conférence mondiale des radiocommunications (CMR), qui se tient tous les trois ou quatre ans afin de mettre à jour à l’échelle du globe la réglementation régissant l’utilisation du spectre radioélectrique et des orbites satellitaires, s’est ouverte mardi 28 octobre 2019 sur un agenda copieux. Les 3 500 participants réunis pour quatre semaines à Sharm El-Sheikh en Egypte doivent en effet accorder ou ajouter des bandes de fréquence à certaines des innovations technologiques qui sont appelées à jouer un rôle central dans l'économie numérique de demain et dans le développement futur des services, des systèmes et des technologies, comme l’a souligné le jour de l’ouverture de la CMR-19 le secrétaire général de l’Union internationale des télécommunications (UIT) Houlin Zhao.

Les décisions prises devront ainsi permettre de déployer de nouvelles technologies et de nouveaux services sans toutefois générer des brouillages ou interférences rédhibitoires pour les technologies et les services existants. Le tout en ne perdant pas de vue des objectifs plus généraux à l’échelle de la planète comme la lutte contre les changements climatiques, l’amélioration de l’accès aux soins de santé, le soutien aux pratiques agricoles durables, l’amélioration de l’efficacité énergétique, la promotion des systèmes de transport intelligents (ITS) et des communications de machine à machine (M2M), l’amélioration de la sûreté des déplacements sur terre, sur mer et dans les airs, ou l’accès à une connectivité plus rapide et plus abordable en particulier pour les populations des zones actuellement mal desservies.

Au-delà de ces grandes résolutions, l’agenda de la CMR-19 contient des points précis à l’ordre du jour. Ainsi, dans l’objectif d’ouvrir la voie à de nouvelles innovations dans le domaine des technologies mobiles, les participants auront à identifier des bandes de fréquence additionnelles pour le développement futur des réseaux 5G (IMT-2020 dans le jargon de l’UIT). La CMR-19 devra identifier également des fréquences additionnelles à accorder aux « stations terriennes en mouvement » (ESIM) qui sont installées à bord d'aéronefs, de navires et de véhicules terrestres et qui communiquent avec des satellites en orbite géostationnaire. Est aussi prévu un renforcement du cadre réglementaire international afin d’améliorer la connectivité large bande par satellite à partir des nouvelles constellations de satellites en orbite non géostationnaire basse (LEO) et moyenne (MEO).

Les participants de la CMR devront aussi attribuer des bandes de fréquences aux stations placées sur des « plates-formes à haute altitude » (HAPS), en l’occurrence des aéronefs effectuant des vols de très longue durée dans la stratosphère et utilisés pour les télécommunications, les communications d'urgence ou de sécurité publique, les systèmes de transport intelligents, la surveillance maritime et le suivi environnemental. Le futur cadre réglementaire devra aussi faciliter le fonctionnement des systèmes de radiocommunication ferroviaires entre les trains et les équipements installés le long des voies pour répondre aux besoins d'un environnement ferroviaire à grande vitesse.

Il y a donc du pain sur la planche d’ici le 22 novembre, date de clôture de la CMR.

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