Une norme ouverte pour des modules à base de FPGA voit le jour. Une première

Le Groupe de normalisation pour les technologies embarquées SGET (Standardization Group for Embedded Technologies), à l’origine du standard de module processeur Smarc notamment, publie officiellement la spécification oHFM - Open Harmonized FPGA Module. Première norme mondiale ouverte, et indépendante des fournisseurs, pour des modules architecturés autour de circuits programmables (FPGA), selon le SGET.

L’organisme de normalisation indique que cette spécification oHFM applique les principes éprouvés des cartes COM (Computer-on-Module) en direction de l'écosystème des FPGA en vue de proposer aux développeurs et aux fabricants de semi-conducteurs un niveau de flexibilité plus élevé qu’aujourd’hui.En effet, selon le SGET, traditionnellement, les conceptions fondées sur des FPGA nécessitent des agencements de cartes porteuses très spécifiques. A ce niveau, la norme oHFM introduit une harmonisation du brochage et des interfaces afin que les développeurs puissent adapter plus facilement leurs conceptions à différentes classes de performances de circuits et de fabricants de FPGA, afin de réduire la complexité de conception.

La norme détaille des règles de conception intelligentes et la nature de signaux harmonisés pour simplifier la conception, avec des règles de conception claires pour réduire le temps d’ingénierie.

« La norme oHFM représente une avancée majeure dans la création d'un écosystème collaboratif pour les technologies FPGA, déclare sans ambage Ansgar Hein, président de SGET. En harmonisant les interfaces et les formats, nous proposons à l'industrie la même flexibilité modulaire et la même évolutivité qui ont stimulé l'innovation sur les marchés des modules fondés sur des processeurs ARM et x86 depuis des années. »

Pour répondre aux exigences variées des applications industrielles, médicales et autres, la norme oHFM propose deux variantes distinctes mais harmonisées, l’oHFM.c et l’oHFM.s.

L’ oHFM.c (c pour connecteurs) est optimisée pour les applications hautes performances et la modularité. Utilisant des connecteurs de carte à carte haute vitesse, elle procure quatre tailles évolutives (S à XL). Cette spécification est adaptés aux opérations de prototypage, la mise en oeuvre d’entrées/sorties haute densité et les mises à niveau sur site avec une haute densité de broches, allant de 332 à plus de 1 200 broches, selon le format choisi.

L’oHFM.s (s pour soudable), de son côté, cible les production en grande série à coût maîtrisé. Cette variante, également disponible en quatre tailles évolutives (S à XL), exploite la technologie Solder-on-Module pour une robustesse mécanique optimale et un design compact.

Le SGET indique que la spécification oHFM prend en charge tous les types d'applications, des FPGA d'entrée de gamme basse consommation jusqu’aux SoC-FPGA hautes performances intégrant des liens Serbes PAM4 à 112 Gbit/s et des convertisseurs analogique-numérique et numérique-analogique sur des signaux RF.

Avec quatre tailles de modules évolutives, taille S conçue pour les FPGA d'entrée de gamme, tailles M, L et XL, formats évolutifs s'adaptant à la complexité croissante des signaux, la spécification oHFM délivre in fine, selon le SGET, une feuille de route pérenne pour l'informatique en périphérie de réseaux pilotée par l’IA (Edge IA), les infrastructures 5G/6G et le traitement avancé du signal.

Dès aujourd’hui, le SGET encourage les développeurs, les fabricants de semi-conducteurs et les intégrateurs de systèmes à contribuer à l'évolution de cette norme. Des guides de conception détaillés et des plateformes de référence sont d’ores et déjà en cours de finalisation afin de garantir une adoption fluide pour tous utilisateurs intéressés.