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Avec IDT, l’analyse de Big Data et l’apprentissage automatique migrent vers les bordures de réseaux

Publié le 02 novembre 2015 à 11:23 par Pierrick Arlot        Sous-système IDT

IDT RapidIO

« Les opérateurs de réseaux cherchent aujourd’hui à ajouter des fonctions d’analyse de grands volumes de données non structurées au plus près des utilisateurs et, pour cela, ils tendent à placer une puissance de calcul plus importante en bordure de réseaux pour ne pas envoyer tels quels des flux massifs vers les centres de données, au risque de surcharger les épines dorsales de leurs infrastructures de communication. » Tel est le constat dressé par Sailesh Chittipeddi, directeur technique et vice-président Opérations mondiales chez IDT.

Afin de coller à cette tendance lourde, le fabricant de semi-conducteurs analogiques et mixtes vient de lancer une plate-forme de traitement hétérogène pour bordures de réseaux mobiles (stations de base, sous-systèmes d’accès radio dans le nuage C-RAN, centraux téléphoniques, points de présence…) qui s’avère capable d’effectuer de l’analyse Big Data en temps réel et de l’apprentissage automatique dit « profond » à faible latence. Une solution qui, selon la société, s’appuie sur des cartes et modules actuellement en production et qui a été édifiée avec le concours des sociétés Nvidia, Concurrent Technologies et Prodrive Technologies.

Baptisée MEC (Mobile Edge Computing), cette plate-forme se décline sous la forme d’un serveur 1U et associe des processeurs Tegra K1 de Nvidia et des unités centrales x86. Les éléments de calcul sont interconnectés via la technologie de commutation de liens série à très haut débit RapidIO (une spécialité d’IDT) qui se caractérise par une latence d’environ 100 ns et des ports à 20 Gbit/s. Sachant qu’une version ultérieure fera appel à une technologie RapidIO 10xN à 50 Gbit/s.

Selon IDT, la plate-forme MEC peut être équipée avec un mélange approprié de processeurs et d’accélérateurs afin d’optimiser les charges de travail pour l’analyse de flux massif de données et l’apprentissage automatique. Localisée au niveau d’une station de base, cette même plate-forme peut être calibrée au format AdvancedTCA. Il est également possible de mailler jusqu’à cinq systèmes 1U pour disposer d’une puissance globale de calcul de 60 Tflops grâce aux Tegra K1 de Nvidia. Au sein d’un central téléphonique, ce sont jusqu’à 40 plates-formes MEC qui peuvent être interconnectées dans une armoire industrielle pour une puissance d’un demi-pétaflops, assure IDT.

Si le néerlandais Prodrive Technologies est un spécialiste de la fabrication de serveurs et de supercalculateurs bâtis autour de la technologie RapidIO, on se souviendra que le britannique Concurrent Technologies, qui a développé de nombreuses cartes embarquées à architecture x86, a été le premier à annoncer un module AMC bâti sur le Tegra K1 de Nvidia. A noter que d’autres versions de la plate-forme MEC sont en cours de développement. Selon IDT, elles s’appuieront sur des processeurs à cœur ARM, des DSP, des FPGA ou des PowerPC.

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