L'embarqué > Normes & spécifications > Architecture > Un projet mené par Airbus vise à intégrer des charges utiles photoniques dans les satellites de télécommunication

Un projet mené par Airbus vise à intégrer des charges utiles photoniques dans les satellites de télécommunication

Publié le 19 mars 2018 à 09:31 par Pierrick Arlot        Architecture

Photonique Satellite

Le groupe Airbus, à travers sa division Airbus Defence and Space, a lancé le projet Optima afin de développer un démonstrateur de charge utile photonique pour les satellites de télécommunication. Financé par la Commission européenne dans le cadre du programme Horizon 2020, ce projet vise à répondre aux défis posés par l’augmentation des capacités satellitaires requise pour que ces dernières restent en ligne avec l’évolution des communications terrestres dans un monde connecté à l’échelle du globe.

La photonique, qui a en effet largement contribué à la révolution des technologies de l’information dans les applications au sol, est aujourd’hui considérée comme la technologie la plus prometteuse dans le domaine des satellites de communication dont la capacité doit augmenter sans que cela impacte négativement leur masse, leur dimension et leur consommation électrique. Selon Airbus, les charges utiles photoniques s’appuieront sur la lumière pour transférer via des fibres optiques les signaux à travers les engins spatiaux et remplaceront les actuelles technologies RF pour le développement de satellites à la fois plus puissants et plus éco-efficaces. Toutefois, des travaux d’adaptation non négligeables sont nécessaires pour apporter au secteur spatial les avantages des équipements photoniques utilisés au sol.

Dans le cadre du projet Optima, Airbus Defence and Space doit donc définir, assembler et tester un démonstrateur de charge utile photonique à partir de composants et équipements développés par les autres partenaires du projet (dont l’espagnol DAS Photonics, l’italien Cordon Electronics, le français Sodern, le laboratoire belge Imec et le britannique Polatis). Le démonstrateur pourrait être mis en orbite dès 2020. « En réunissant des partenaires industriels qui disposent de compétences et de savoir-faire complémentaires, nous développerons le projet Optima de telle sorte qu’il donne une feuille de route pour les technologies photoniques utilisables dans les satellites de télécommunication », précise Javad Anzalchi, chef de projet chez Airbus.

Sur le même sujet