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Un module radio NB-IoT d’u-blox peut évoluer vers les standards 3GPP Release 14 et 5G

Publié le 13 décembre 2018 à 10:49 par Pierrick Arlot        Sous-système u-blox

Sara-N3

Sous la référence Sara-N3, u-blox a dévoilé fin novembre, à l’occasion du salon SPS IPC Drives, un module radio NB-IoT multibande que la société suisse décrit comme compatible avec un jeu préliminaire des spécifications 3GPP Release 14 (LTE Cat-NB2). (La première version du procédé de communication radio longue portée et basse consommation NB-IoT, le LTE Cat-NB1, a été publiée dans la Release 13.)

Aux dimensions de 16 x 26 x 2,4 mm, le module est disponible en deux variantes, l’une est calibrée pour la Chine (Sara-N300), l’autre peut fonctionner dans de multiples bandes de fréquence sur n’importe quel réseau NB-IoT de par le monde (Sara-N310).

Selon la firme helvète, la solution client/serveur u-blox de mise à jour over-the-air de logiciels de bas niveau (uFOTA), bâtie sur le protocole LightWeight M2M (LwM2M), permet en outre de faire évoluer les fonctionnalités du Sara-N3 et donc, à terme, de le rendre compatible 5G. LwM2M est une approche plus « légère » que le traditionnel protocole OMA-DM (Device Management) et s’avère mieux adapté à la mise à jour de firmware critique dans les objets IoT, précise u-blox.

Utilisable sur des marchés IoT et IIoT « mondiaux » comme les compteurs d’énergie communicants, les équipements de la ville intelligente, la maison connectée ou les dispositifs de suivi industriels, le module permet en outre de créer des objets (au sens logiciel) LwM2M dynamiques, offrant ainsi un haut niveau de personnalisation aux utilisateurs qui peuvent ainsi programmer leurs propres objets configurables.

Au-delà, le Sara-N3 embarque les piles protocolaires TCP, HTTPS, CoAP, DTLS et MQTT et affiche un profil à ultrabasse consommation (annoncée comme inférieure à 3 µA en mode sommeil profond) qui laisse envisager une autonomie de plus de dix ans avec une simple batterie. Le module dispose aussi d’une fonction dite de « dernier soupir » qui lui permet d’envoyer un message ultime dans le cas où l’alimentation tombe brusquement en panne, ainsi que d’une protection contre les attaques logicielles via la détection de potentiels signaux de brouillage.

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